Les obsèques de Lyhanna, 11 ans, ont eu lieu vendredi 12 juin 2026 à Fleurance, dans le Gers. Quelques heures avant la cérémonie, Aurore Bergé a répondu sur Franceinfo aux accusations de Jordan Bardella contre le gouvernement et le ministre de la Justice.
En bref
- —Lyhanna a été enterrée vendredi à Fleurance
- —Jordan Bardella demande la démission de Darmanin
- —Aurore Bergé refuse la logique du bouc émissaire
À Fleurance, des obsèques prévues à 14h30 dans l’intimité
Selon Téléstar, les obsèques de Lyhanna se sont tenues vendredi 12 juin 2026 au cimetière de Fleurance, la commune du Gers dont elle était originaire. La cérémonie devait débuter à 14h30.

L’avocat de la famille, Me François Roujou de Boubée, a indiqué que les funérailles se dérouleraient « dans la plus stricte intimité ». Cette précision fixe la limite souhaitée par les proches, alors que l’affaire a pris une ampleur nationale.
D’après The Guardian, Lyhanna avait disparu le 29 mai près de Fleurance. Son corps a été retrouvé une semaine plus tard dans un silo à grains désaffecté, entre deux villages du Gers.
Jordan Bardella réclame une démission après « une particulière gravité »
La mort de Lyhanna a ouvert une séquence politique immédiate. Selon Téléstar, Jordan Bardella a mis en cause la réponse de l’État et du ministère de la Justice.

Le président du Rassemblement national a déclaré : « L’affaire est d’une particulière gravité. Au regard de ce contexte, le ministre de la Justice aurait, à mon sens, dû, par honneur, présenter sa démission au président de la République ».
Cette demande vise Gérald Darmanin, ministre de la Justice. D’après Le Monde, celui-ci a présenté des excuses télévisées le 5 juin en évoquant un « immense échec » du système judiciaire, tout en disant ne pas envisager de démissionner.
Selon The Guardian, l’avocat de la famille a aussi appelé à davantage de moyens pour la justice. Il a toutefois demandé que la mort de Lyhanna ne soit pas utilisée à des fins politiques.
Sur Franceinfo, Aurore Bergé répond au RN le jour des funérailles
Invitée de Franceinfo le matin des obsèques, Aurore Bergé a réagi aux propos de Jordan Bardella. Selon Téléstar, la ministre chargée de la Lutte contre les discriminations a choisi une réponse directement politique.

Elle a déclaré : « Je suis ravie que le Rassemblement National, pour la première fois, aborde la question de la protection des enfants ». Téléstar précise qu’elle a tenu ces propos sur un ton railleur.
Aurore Bergé a ensuite recentré son propos sur la famille et la cérémonie du jour. « Aujourd’hui, une petite fille va être enterrée. », a-t-elle dit sur Franceinfo.
La ministre a aussi affirmé qu’une « prise de conscience nationale » était en cours. Elle a défendu l’idée d’agir et de faire mieux, plutôt que de désigner immédiatement des responsables politiques ou institutionnels.
Des rapports attendus sur les défaillances de l’enquête
Aurore Bergé a déclaré sur Franceinfo que « le sujet n’est pas de chercher des boucs émissaires ». Selon Téléstar, elle a aussi jugé nécessaire d’identifier d’éventuels dysfonctionnements et de déterminer s’ils relèvent de fautes individuelles.

Des enquêtes administratives doivent éclairer ces points. Téléstar indique que leurs conclusions seront rendues publiques.
D’après Le Monde, la mission confiée à l’Inspection générale de la gendarmerie nationale vise notamment à comprendre pourquoi certaines investigations n’auraient pas été poursuivies après de premiers actes d’enquête. Le Monde rapporte aussi que le directeur général de la gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, a parlé sur TF1 d’un « échec de la gendarmerie ».
The Guardian rapporte que Gérald Darmanin a ordonné le réexamen de 70 000 plaintes pour violences contre des enfants dans le mois suivant l’affaire. Cette annonce pose une question pratique : comment traiter ces dossiers sans retarder davantage les procédures déjà ouvertes.
Ce que l’affaire met sous pression
Selon Le Monde et The Guardian, le suspect avait déjà été signalé dans plusieurs procédures pour des soupçons de violences sexuelles visant des mineures. Ces éléments nourrissent les questions sur la circulation des informations entre services, les moyens de la justice et la protection de l’enfance.
Les prochaines échéances portent sur les conclusions des enquêtes administratives, promises comme publiques selon Téléstar, et sur le réexamen annoncé de 70 000 plaintes pour violences contre des enfants. Restent à établir précisément les responsabilités éventuelles des services concernés, la part de faute individuelle ou de dysfonctionnement systémique, et les suites politiques ou judiciaires que le gouvernement décidera d’engager.


