Face à ce déferlement, Maeva Ghennam décide de riposter par la voie judiciaire. Elle intente un procès contre sept de ses cyberharceleurs, transformant une polémique numérique en bataille juridique. Une décision qui ne mettra pas fin au cauchemar, mais marquera le début d’un engrenage aux conséquences insoupçonnées.

Les Conséquences Concrètes : Une Vie Bouleversée
Le déferlement de violence verbale ne s’arrête pas après quelques jours. Dans une interview accordée au Parisien en novembre dernier, Maeva Ghennam révèle avoir reçu « des milliers de messages » pendant « deux ou trois mois ». Un harcèlement qui dépasse largement le cadre numérique et s’immisce dans chaque aspect de son quotidien.
Les répercussions vont bien au-delà du simple stress psychologique. Selon son avocat, Ilyacine Maallaoui, l’influenceuse serait désormais « interdite de voyager pour le moment » en raison d’« un litige civil qui la concerne aux Émirats arabes unis ». Une assignation à résidence virtuelle qui transforme Dubaï en prison dorée. Lors de ses rares déplacements en France, la jeune femme ne sortirait plus de chez elle, recluse par peur des représailles.
Son état psychologique se dégrade rapidement. Les troubles du sommeil s’installent, au point qu’un médecin lui prescrit « sept jours d’interruption totale de travail » accompagnés d’un traitement anxiolytique. L’influenceuse aux millions d’abonnés, habituée à partager sa vie glamour sur les réseaux, découvre l’isolement et l’angoisse permanente. Une vidéo de quelques minutes a suffi à faire basculer son existence dans un cauchemar juridique et psychologique dont l’issue reste incertaine.

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