Cette situation précaire se double désormais d’un nouveau problème avec les autorités. La Marseillaise cumule donc deux blocages : un ancien qui l’empêche de fuir la zone de conflit, et un nouveau qui risque d’aggraver considérablement son cas. Une double contrainte qui transforme ce qui aurait pu être une simple évacuation en véritable piège administratif et judiciaire.
Cette fragilité juridique préexistante explique pourquoi ses stories sur les bombardements ont eu des conséquences si rapides. Les autorités dubaïotes, déjà saisies de son dossier, n’ont pas tardé à réagir.

La Convocation Policière Et Ses Conséquences Potentielles
Les autorités dubaïotes n’ont pas tardé à réagir. Maeva Ghennam a reçu un appel téléphonique de la police, suivi d’une convocation officielle à laquelle elle s’est rendue le lendemain. Sur ses réseaux sociaux, l’influenceuse a laissé transparaître son inquiétude sans dévoiler les motifs exacts : « Franchement, moi j’en ai marre, vous savez même pas ce qu’il vient de m’arriver. Une dinguerie, vaut mieux pas que je parle. »
Le blogueur Aqababe, spécialiste des coulisses de Dubaï, affirme connaître la raison de cette intervention. Selon lui, les stories montrant les bombardements auraient franchi les lignes rouges : « C’est parce qu’elle a pété sa bouche. Elle a filmé, filmé, filmé, tout ce qui se passait à Dubaï. Elle a trop filmé, regardez ce qu’il se passe. »
L’expert rappelle une réalité souvent méconnue des expatriés : l’absence totale de liberté d’expression aux Émirats arabes unis. « Tu dépasses les limites, et si pour eux tu fais de la désinformation, bah voilà », explique-t-il. Dans ce contexte, les vidéos de missiles et les appels paniqués à l’aide pourraient être interprétés comme une diffusion de contenus alarmistes contredisant la communication officielle.
Cette hypothèse se confirme au regard du message publié par les autorités quelques jours plus tard, ciblant précisément ce type de comportement en ligne.

Des Sanctions Pénales Lourdes Encourues
Le 3 mars, la police de Dubaï a publié un avertissement sans équivoque sur son compte X. Le message cible directement les comportements comme celui de Maeva Ghennam : « La diffusion de rumeurs, de fausses informations ou de tout contenu contredisant les annonces officielles ou susceptibles de provoquer la panique ou de menacer la sécurité, l’ordre ou la santé publics est interdite. »
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