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17 août 2026
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Maison de Lolo Ferrari à Grasse : 26 ans d’abandon, un danger ignoré

Peu après le drame, Éric Vigne quitte la propriété. Il n’y reviendra jamais. Sans entretien ni projet de cession, la villa est alors livrée au temps — avec les conséquences que l’on imagine sur un bâtiment laissé sans soin pendant près de trois décennies.

L’urbex, une pratique en plein essor

L’exploration urbaine, ou urbex, consiste à visiter des lieux abandonnés — usines désaffectées, hôpitaux oubliés, demeures de célébrités. La pratique, popularisée par les réseaux sociaux et les chaînes YouTube, attire en France des milliers d’adeptes. Si elle relève de la simple curiosité pour beaucoup, elle constitue juridiquement une violation de propriété privée et peut exposer ses pratiquants à des risques physiques importants.

Un spot d’urbex malgré eux : des dizaines d’intrus par jour

Avec les années, la villa a acquis une réputation particulière dans les cercles de l’exploration urbaine, communément appelée urbex. Fans de la star, chasseurs de sensations ou simples curieux : la maison de Lolo Ferrari est devenue une étape régulière pour de nombreux visiteurs qui s’y introduisent en toute illégalité.

Un spot d'urbex malgré eux : des dizaines d'intrus par jour
Image d’illustration © TOPTENPLAY

D’après les témoignages recueillis auprès des riverains et de spécialistes de l’urbex, certains jours voient passer jusqu’à une trentaine de personnes dans la propriété. Jo Urbex, un youtubeur spécialisé dans ce type d’exploration, résume la situation sans détour : « Certains y vont par fascination, d’autres pour voler des objets ou des vêtements personnels. »

Car la villa n’est pas seulement visitée : elle est aussi pillée. Du courrier, des médicaments, des vêtements, des meubles — les objets qui subsistaient entre ses murs disparaissent au fil des intrusions. Ce qui reste d’une vie s’efface progressivement, emporté par des inconnus.

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C’est le nombre de visiteurs qui peuvent s’introduire en une seule journée dans la villa abandonnée à Grasse, selon les témoignages des riverains.

« Un jour il y aura un mort » : les riverains face à une ruine dangereuse

Au-delà des nuisances liées aux passages incessants, c’est l’état de la bâtisse elle-même qui alarme le voisinage. « C’est la maison de l’horreur », confie une riveraine. La description qu’en font les habitants est sans appel : toiture percée, murs profondément fissurés, volets arrachés, jardin entièrement envahi par la végétation.

Image d’illustration © TOPTENPLAY

À ces dégradations structurelles s’ajoute la présence de nuisibles — rats, moustiques, frelons — que l’abandon favorise inévitablement. Les risques d’effondrement partiel ou d’incendie sont jugés réels et imminents par les habitants du quartier.

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