Un homme de 27 ans, Brahim B., a été mis en examen et placé en détention provisoire pour le meurtre de sa collègue Yasmine Zekia Benhebri, 57 ans, commis le 23 avril 2026 dans une agence de voyages de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Après avoir étranglé la quinquagénaire et dissimulé son corps dans les locaux, le suspect a participé activement aux recherches de la disparue, guidant lui-même les policiers à travers les pièces de l’établissement. L’affaire a été confirmée par le parquet de Bobigny.
En bref
- —Yasmine, 57 ans, étranglée sur son lieu de travail le 23 avril
- —Corps caché dans un placard pendant quatre jours
- —Le suspect a participé aux recherches avant d’avouer
Un jeudi ordinaire qui tourne au drame chez Al Hayat Voyages
Le jeudi 23 avril 2026, Yasmine Zekia Benhebri termine sa journée de travail chez Al Hayat Voyages, une agence spécialisée dans l’organisation des pèlerinages à La Mecque, située à Pantin. La quinquagénaire, domiciliée à Colombes dans les Hauts-de-Seine, avait pour habitude d’appeler son fils à la fin de chaque journée de travail. Ce soir-là, son téléphone reste silencieux.

Inquiets de ce silence inhabituel, ses proches — son fils et ses sœurs — signalent sa disparition à la police dans la soirée. Ils diffusent rapidement un avis de recherche sur les réseaux sociaux, accompagné d’une photo de la disparue. La mention est précise : Yasmine avait été «aperçue pour la dernière fois sur son lieu de travail».
Ce que la famille ignore alors, c’est que son collègue Brahim B. l’a frappée puis étranglée dans les locaux de l’agence au cours de cette même journée. Après le crime, le suspect a emballé le corps dans un sac-poubelle, l’a caché dans un placard situé sous l’escalier, puis a nettoyé les lieux «de fond en comble», selon les informations recueillies par 20 Minutes.
Le meurtrier en première ligne des recherches
Dans les jours qui suivent la disparition de Yasmine, Brahim B. adopte un comportement particulièrement troublant : il se montre l’un des plus actifs dans les efforts pour retrouver sa collègue. Il s’implique aux côtés des enquêteurs et se propose de les guider lui-même à travers les locaux de l’agence.

Au cours de ces visites, le suspect ouvre les placards de l’établissement devant les policiers — y compris celui dans lequel le corps est dissimulé — sans manifester la moindre réaction visible. Ce comportement, qui oscille entre cynisme et dissociation, interpelle rapidement les enquêteurs chargés de l’affaire.


