Ce que la famille ignore alors, c’est que son collègue Brahim B. l’a frappée puis étranglée dans les locaux de l’agence au cours de cette même journée. Après le crime, le suspect a emballé le corps dans un sac-poubelle, l’a caché dans un placard situé sous l’escalier, puis a nettoyé les lieux «de fond en comble», selon les informations recueillies par 20 Minutes.
Le meurtrier en première ligne des recherches
Dans les jours qui suivent la disparition de Yasmine, Brahim B. adopte un comportement particulièrement troublant : il se montre l’un des plus actifs dans les efforts pour retrouver sa collègue. Il s’implique aux côtés des enquêteurs et se propose de les guider lui-même à travers les locaux de l’agence.

Au cours de ces visites, le suspect ouvre les placards de l’établissement devant les policiers — y compris celui dans lequel le corps est dissimulé — sans manifester la moindre réaction visible. Ce comportement, qui oscille entre cynisme et dissociation, interpelle rapidement les enquêteurs chargés de l’affaire.
Interrogé ultérieurement sur ses agissements, Brahim B. livrera une explication aussi glaçante que déconcertante : «Je ne me rendais pas compte que j’avais commis cet acte. Pour moi, elle avait juste disparu», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon le parquet de Bobigny.
Les féminicides hors sphère conjugale
Si la grande majorité des féminicides recensés en France surviennent dans un contexte conjugal ou familial, les meurtres de femmes commis dans un cadre professionnel, bien que plus rares, existent et restent souvent moins visibilisés. Ils mettent en lumière des dynamiques de domination et d’impunité perçue qui ne se limitent pas à l’espace domestique. L’affaire de Pantin rappelle que la violence faite aux femmes peut surgir dans n’importe quel environnement du quotidien.
Le corps retrouvé quatre jours après, les aveux arrachés
Le lundi 27 avril, soit quatre jours après la disparition signalée, les enquêteurs découvrent le corps de Yasmine Zekia Benhebri. Il se trouve dans un sac-poubelle, dissimulé dans le placard sous l’escalier de l’agence — là même où Brahim B. avait conduit les policiers lors des recherches.

L’identification d’incohérences dans l’emploi du temps du suspect se révèle déterminante. Lors d’une deuxième audition, confronté à ces contradictions, Brahim B. passe aux aveux. Il reconnaît avoir frappé puis étranglé Yasmine, avoir emballé son corps dans un sac-poubelle et l’avoir caché, avant de se présenter comme un auxiliaire des recherches.
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