
Dès l’ouverture de l’enquête, les gendarmes ont déployé un dispositif conséquent : surveillance héliportée sur la commune et ses alentours, scellés apposés sur le domicile familial. Malgré ces moyens engagés, le corps de la jeune femme n’a pas été retrouvé à ce jour, tout comme le suspect.
Le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, a confirmé le 20 avril l’ouverture d’une instruction pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineur. L’hypothèse du meurtre de Manon, suivie d’une fuite organisée de son compagnon, est la piste privilégiée par les enquêteurs.
Portrait d’une femme de terrain, que rien n’aurait fait partir
Originaire de Chantonnay, en Vendée, Manon Relandeau s’était installée depuis trois ans à Saint-Étienne-de-Montluc. Elle y gérait une pension équestre et élevait des vaches nantaises, une race locale emblématique. Pour ses voisins, c’était une jeune femme discrète, souriante, profondément attachée à sa terre et à ses bêtes.

Dans le village, les témoignages convergent : on la décrit comme une « bosseuse » qui vouait une passion entière à ses animaux. « Elle n’aurait jamais abandonné ses chevaux », confie un proche — une phrase qui résume à elle seule l’incompréhension générale face à son silence soudain et total. C’est précisément ce détail qui a convaincu ses proches d’alerter les autorités.
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