
Ces affaires ravivant également le souvenir de l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, qui remonte à tout juste quinze ans. Ce père de famille nantais, soupçonné du meurtre de son épouse et de ses quatre enfants, n’a jamais été retrouvé et demeure introuvable à ce jour — un cas qui a profondément marqué l’inconscient collectif français.
Au-delà des coïncidences, ces dossiers posent une question de fond : celle de la capacité des institutions à protéger les femmes menacées avant qu’il ne soit trop tard, et à interpeller des suspects qui ont eu le temps d’organiser leur fuite hors de portée. Un débat que ces affaires successives ne manqueront pas de relancer.
Trois semaines après la disparition de Manon Relandeau, les enquêteurs se trouvent face à une impasse provisoire : pas de corps retrouvé, un suspect hors de portée, et une enfant de 15 mois dont le sort demeure inconnu. Si la thèse du féminicide est aujourd’hui la plus sérieusement envisagée par le parquet de Nantes, seul l’aboutissement de l’enquête permettra d’établir la vérité. Survenant quelques semaines à peine après le dénouement tragique de l’affaire des disparues de l’Aveyron, ce dossier rappelle avec une brutalité renouvelée que les violences conjugales mortelles ignorent les frontières. Les défis judiciaires et diplomatiques qui attendent les autorités françaises constitueront autant d’épreuves pour la capacité de la France à obtenir justice, même au-delà de ses propres frontières.
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