📌 Marion Maréchal défend le concept de « peuple de souche » et dénonce le refus actuel d’assimilation des immigrés
Posted 3 février 2026 by: Admin

Le Livre Qui Revendique Un Héritage Assumé
Depuis le 28 janvier 2026, Marion Maréchal occupe le devant de la scène médiatique avec la sortie de son ouvrage Si tu te sens Le Pen aux éditions Fayard. Un titre provocateur pour un livre qui assume pleinement l’héritage familial de Jean-Marie Le Pen, mêlant récit intime et réflexions politiques sans détour. La députée européenne multiplie les interventions radio et télé, défendant un texte qui ne laisse personne indifférent.
Le 1er février 2026, face à Guillaume Daret sur le plateau de BFMTV, la présidente d’Identité-Libertés a mis cartes sur table. L’occasion de revenir sur la dédicace qui enflamme déjà les débats : « À tous ces Français de l’ombre qui ont construit notre pays, ce peuple de souche qui a fait de la France ce qu’elle est ». Une formule qui cristallise les tensions et pose frontalement la question de l’identité nationale.
Pour Marion Maréchal, cette expression n’a rien d’anodin. Elle incarne une vision de la France où l’héritage historique ne saurait être dissous dans une lecture culpabilisante de la colonisation et de l’esclavage. Un positionnement assumé qui structure l’ensemble de son propos et annonce un débat où chaque mot pèsera lourd.

La Défense Controversée Du « Peuple De Souche »
Face à Guillaume Daret, Marion Maréchal ne recule pas. Le journaliste pointe une contradiction : les immigrés italiens, portugais, polonais « ont contribué à faire la France d’aujourd’hui » dans les mines du Nord et de Lorraine. Mais la députée européenne balaie l’argument d’un revers de main.
Sa thèse tient en une ligne : elle refuse que l’héritage français soit réduit à une addition de fautes morales. « On explique que ce peuple, porteur de cette culture de référence à laquelle les autres sont censés s’assimiler, ne vaut finalement pas plus que les autres », dénonce-t-elle. Puis elle enchaîne : « Ces Français-là, c’est quand même eux qui ont construit la France, dans la douleur, dans les larmes, dans la difficulté. »
L’argumentaire repose sur une hiérarchie assumée : une « culture de référence » existe, incarnée par ses arrière-grands-parents et ceux qui leur ressemblent. Les autres doivent s’y conformer. Pour Marion Maréchal, cette vision n’a rien de choquant. Elle prétend même que les Français d’origine immigrée l’acceptent sans problème.
Mais en pointant du doigt ceux qui contestent cette lecture, elle glisse vers un autre terrain, plus offensif encore.

L’Accusation Portée Contre La Gauche Et L’Extrême-Gauche
Cette contestation, Marion Maréchal sait précisément d’où elle vient. Pour elle, le terme « français de souche » ne dérange que la gauche et l’extrême-gauche. Les personnes concernées, affirme-t-elle, n’y voient aucun mal. Le problème serait donc idéologique, pas populaire.
La présidente d’Identité-Libertés monte alors au front. « C’est LFI qui, aujourd’hui, va dans les plateaux, dans les manifestations, expliquer qu’on assume le grand remplacement », lance-t-elle. L’accusation est frontale : ses adversaires politiques revendiqueraient désormais ouvertement ce qu’ils dénonçaient hier comme théorie complotiste.
Elle cite un député LFI, dont elle prétend oublier le nom, qui aurait assumé sur Internet « cette volonté de grand remplacement des racisés contre le peuple de souche ». Le glissement rhétorique est calculé : transformer la polémique en contre-attaque, faire de l’accusateur l’accusé.
En quelques phrases, Marion Maréchal retourne le débat. Ce ne sont plus ses propos qui posent problème, mais ceux de la gauche. Cette stratégie de déplacement ouvre la voie à sa conclusion sur l’assimilation, où elle fixera sa ligne rouge.

La Thèse De L’Assimilation Comme Condition Non Négociable
Face à Guillaume Daret qui évoque des « Français de seconde zone », Marion Maréchal balaie l’objection. Pour elle, cette crainte n’existe que dans l’esprit des journalistes. « Je pense que même les Français d’origine immigrée sont parfaitement aptes à accepter qu’il y ait des Français d’origine française », affirme-t-elle sans détour.
La distinction qu’elle opère ne porte pas sur la nationalité, précise-t-elle, mais sur l’exigence d’assimilation. L’immigration européenne passée – italienne, portugaise, polonaise – ne pose aucun problème à ses yeux. Pourquoi ? Parce que ces populations « se sont assimilées à quelqu’un et à quelque chose ». Elles ont accepté de s’intégrer à une culture de référence préexistante.
Le basculement, selon la députée européenne, se situe précisément aujourd’hui. « Le problème, c’est que ça n’est plus admis, ça n’est plus normal », déplore-t-elle. Les nouveaux arrivants importeraient désormais leur culture et leur mode de vie sans chercher à s’assimiler, exigeant même que « ceux qui étaient là avant n’ont qu’à se pousser ».
Sa conclusion tombe comme un couperet : « Je suis désolée de vous dire que non, moi, je ne l’accepte pas. » L’assimilation n’est pas négociable. C’est la condition sine qua non de son projet politique, la frontière qu’elle refuse catégoriquement de franchir.










