En quelques phrases, Marion Maréchal retourne le débat. Ce ne sont plus ses propos qui posent problème, mais ceux de la gauche. Cette stratégie de déplacement ouvre la voie à sa conclusion sur l’assimilation, où elle fixera sa ligne rouge.

La Thèse De L’Assimilation Comme Condition Non Négociable
Face à Guillaume Daret qui évoque des « Français de seconde zone », Marion Maréchal balaie l’objection. Pour elle, cette crainte n’existe que dans l’esprit des journalistes. « Je pense que même les Français d’origine immigrée sont parfaitement aptes à accepter qu’il y ait des Français d’origine française », affirme-t-elle sans détour.
La distinction qu’elle opère ne porte pas sur la nationalité, précise-t-elle, mais sur l’exigence d’assimilation. L’immigration européenne passée – italienne, portugaise, polonaise – ne pose aucun problème à ses yeux. Pourquoi ? Parce que ces populations « se sont assimilées à quelqu’un et à quelque chose ». Elles ont accepté de s’intégrer à une culture de référence préexistante.
Le basculement, selon la députée européenne, se situe précisément aujourd’hui. « Le problème, c’est que ça n’est plus admis, ça n’est plus normal », déplore-t-elle. Les nouveaux arrivants importeraient désormais leur culture et leur mode de vie sans chercher à s’assimiler, exigeant même que « ceux qui étaient là avant n’ont qu’à se pousser ».
Sa conclusion tombe comme un couperet : « Je suis désolée de vous dire que non, moi, je ne l’accepte pas. » L’assimilation n’est pas négociable. C’est la condition sine qua non de son projet politique, la frontière qu’elle refuse catégoriquement de franchir.

