Dans un tweet publié le 3 février, l’intéressé explique son mutisme sur « cette histoire de VTC ». « J’attendais le retour de mon avocat pour porter plainte, ce sera fait dans quelques jours. D’ici là je n’ai pas le droit d’en parler », précise-t-il. Gilles Verdez a d’ailleurs confirmé que le chroniqueur dénonce des propos homophobes tenus par le chauffeur VTC.
Le retournement de situation frappe par son ampleur : les deux policiers ont riposté en portant plainte contre celui qui venait initialement chercher protection. La victime présumée se retrouve désormais mise en cause, plaçant Matthieu Delormeau face à une double bataille judiciaire qu’il n’avait certainement pas anticipée ce jour-là.

Deux Versions Irréconciliables : Le Face-À-Face Judiciaire S’Annonce
Cette double bataille judiciaire se cristallise autour de récits diamétralement opposés. D’un côté, les forces de l’ordre décrivent un « comportement relativement instable » et des « propos déplacés » de la part du chroniqueur. De l’autre, Matthieu Delormeau nie strictement cette version et affirme avoir « hâte d’être entendu pour donner sa version » de l’altercation.
Le silence stratégique adopté par l’acolyte de Cyril Hanouna jusqu’au retour de son avocat contraste avec les accusations formelles déposées par les policiers. Une posture défensive que Bruno Pomart, ancien membre du RAID, questionne ouvertement : « Je serais moins serein que Gilles et que Matthieu Delormeau. » L’ex-policier souligne également l’absurdité procédurale du déplacement physique pour une telle plainte. « Ce n’est pas un viol. Ce n’est pas un tabassage. Il peut aller sur internet », rappelle-t-il, insinuant que la démarche au commissariat relevait davantage d’une volonté d’impact que d’une nécessité pratique.
Cette confrontation de témoignages place désormais l’affaire sur un terrain judiciaire où chaque partie devra étayer sa version. Les auditions à venir promettent de révéler les détails précis d’un échange qui, selon les policiers, aurait largement dépassé le cadre d’une simple impatience face à l’attente administrative.
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