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29 juillet 2026
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Médecin généraliste libéral: 2 966 € de retraite à 65 ans après 40 ans

2 966 €
Pension brute mensuelle moyenne des médecins libéraux retraités en mars 2025, selon les données disponibles.

La CARMF, gestionnaire unique d’un régime à trois niveaux

La CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France) gère l’intégralité de la retraite des médecins libéraux. Elle administre trois régimes superposés: la base CNAVPL, commune à l’ensemble des professions libérales, la complémentaire RCV propre aux médecins, et l’ASV réservée aux praticiens conventionnés secteur 1 qui bénéficient d’une participation financière de l’Assurance maladie. Ce système par points, distinct du régime général des salariés, explique que les montants de pension varient fortement selon le niveau de cotisation et la durée d’exercice.

Entre 167 et 172 trimestres requis: décote à 1,25 % et taux plein automatique à 67 ans

Le taux plein n’est pas automatique à 65 ans. Selon les générations, il faut valider entre 167 et 172 trimestres pour l’obtenir. L’âge de taux plein automatique, lui, reste fixé à 67 ans quelle que soit la durée cotisée.

Calendrier avec des dates entourées en rouge symbolisant les trimestres de retraite
Image d’illustration © Toptenplay

Partir avant d’avoir atteint le nombre requis de trimestres entraîne une décote de 1,25 % par trimestre manquant, appliquée à la pension de base. À l’inverse, prolonger l’activité au-delà du taux plein génère une surcote de 1,25 % par trimestre supplémentaire. Un médecin partant à 65 ans avec tous ses trimestres validés échappe donc à la décote.

Rachat de trimestres, surcote et cumul emploi-retraite: trois leviers pour améliorer sa pension

Pour les médecins qui souhaitent optimiser leur pension avant ou après 65 ans, plusieurs leviers existent. Prolonger l’activité au-delà du taux plein génère de la surcote, parfois significative sur plusieurs trimestres. Le rachat de trimestres dans le régime de base est possible jusqu’à 12 trimestres, notamment pour couvrir des années d’études ou une installation tardive.

Stéthoscope posé sur des documents de planification financière avec une calculatrice
Image d’illustration © Toptenplay

Le cumul emploi-retraite offre une autre voie. En cas de décote, les revenus libéraux restent plafonnés autour de 47 100 € par an. À taux plein, le cumul libéralisé permet en outre de constituer une seconde retraite de base, plafonnée à 5 % du PASS.

Les médecins bénéficient par ailleurs d’une exonération des cotisations d’assurance vieillesse sous certaines conditions, ce qui peut alléger la transition entre activité et retraite complète.

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