
Selon les témoignages recueillis lors de l’enquête, l’élève bloque la porte de la salle, sort un couteau de cuisine dissimulé dans un rouleau d’essuie-tout, et frappe Agnès Lassalle à la poitrine d’un geste décrit par les témoins comme « rapide, fluide, sans hésitation ». Les autres élèves fuient. L’accusé rejoint alors une salle adjacente, où le personnel de l’établissement le retient jusqu’à l’arrivée de la police. Les secours ne peuvent rien faire pour sauver l’enseignante.
Agnès Lassalle avait 53 ans. Elle enseignait l’espagnol au sein de cet établissement depuis 1997, soit plus d’un quart de siècle passé auprès des élèves du Pays basque. Son assassinat provoque un traumatisme national : le lendemain, une minute de silence est observée dans l’ensemble des établissements scolaires français.
Le profil de l’accusé : un adolescent fragilisé, entre souffrance psychique et voix intérieures
Avant les faits, Tom P. est décrit par ses camarades comme « intelligent, travailleur, solitaire », maladroit dans ses relations avec les autres. Rien dans son comportement apparent ne trahit une dangerosité particulière. Il n’a aucun antécédent judiciaire.

Pourtant, quatre mois avant le meurtre, en octobre 2022, l’adolescent avait tenté de mettre fin à ses jours en ingérant des médicaments. Il était depuis lors suivi par un psychiatre et traité par antidépresseurs. Une fragilité documentée, qui jouera un rôle central dans les débats lors du procès.
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