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17 septembre 2026
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Meurtre d’Agnès Lassalle : 15 ans de réclusion pour l’élève qui l’a tuée en plein cours

22 février 2023 : le jour où une salle de classe est devenue une scène de crime
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Selon les témoignages recueillis lors de l’enquête, l’élève bloque la porte de la salle, sort un couteau de cuisine dissimulé dans un rouleau d’essuie-tout, et frappe Agnès Lassalle à la poitrine d’un geste décrit par les témoins comme « rapide, fluide, sans hésitation ». Les autres élèves fuient. L’accusé rejoint alors une salle adjacente, où le personnel de l’établissement le retient jusqu’à l’arrivée de la police. Les secours ne peuvent rien faire pour sauver l’enseignante.

Agnès Lassalle avait 53 ans. Elle enseignait l’espagnol au sein de cet établissement depuis 1997, soit plus d’un quart de siècle passé auprès des élèves du Pays basque. Son assassinat provoque un traumatisme national : le lendemain, une minute de silence est observée dans l’ensemble des établissements scolaires français.

Le profil de l’accusé : un adolescent fragilisé, entre souffrance psychique et voix intérieures

Avant les faits, Tom P. est décrit par ses camarades comme « intelligent, travailleur, solitaire », maladroit dans ses relations avec les autres. Rien dans son comportement apparent ne trahit une dangerosité particulière. Il n’a aucun antécédent judiciaire.

Le profil de l'accusé : un adolescent fragilisé, entre souffrance psychique et voix intérieures
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pourtant, quatre mois avant le meurtre, en octobre 2022, l’adolescent avait tenté de mettre fin à ses jours en ingérant des médicaments. Il était depuis lors suivi par un psychiatre et traité par antidépresseurs. Une fragilité documentée, qui jouera un rôle central dans les débats lors du procès.

Lors de sa garde à vue, Tom P. déclare avoir été « possédé » et avoir entendu « une petite voix » le poussant vers le mal. Il reconnaît également nourrir une animosité envers sa professeure d’espagnol, qu’il tient responsable de ses mauvaises notes. Il évoque aussi avoir subi du harcèlement dans son précédent établissement scolaire.

Au fil de la procédure, trois experts psychiatres se succèdent et aboutissent à des conclusions radicalement opposées : le premier conclut à une pleine responsabilité pénale ; le deuxième retient une altération du discernement sans l’abolir ; le troisième, dont le rapport est rendu en novembre 2024, estime que l’adolescent souffrait au moment des faits d’un épisode psychotique sévère ayant aboli son discernement, évoquant un trouble anxieux grave et notant que le traitement médicamenteux prescrit aurait pu contribuer à des troubles de la personnalité.

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expertises psychiatriques ont été ordonnées au fil de la procédure, aboutissant à trois conclusions opposées sur le degré de discernement de l’accusé au moment des faits.

Trois jours de procès à huis clos : la bataille autour du discernement

Le procès s’ouvre le 21 avril 2026 à Pau, devant la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. En raison de la minorité de l’accusé au moment des faits, les débats se tiennent à huis clos, sans presse ni public. Tom P., aujourd’hui âgé de 19 ans, comparaît libre de ses antécédents judiciaires, mais face à une accusation d’assassinat.

Trois jours de procès à huis clos : la bataille autour du discernement
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’enjeu juridique est central : dans quelle mesure Tom P. était-il capable de comprendre la portée de ses actes au moment où il a frappé ? C’est cette question du discernement qui structure l’ensemble des débats, opposant les conclusions des trois experts psychiatres et déterminant le quantum de peine applicable.

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