En bref
- —Drucker refuse d’inviter les Le Pen.
- —Il invoque son histoire familiale.
- —Ses émissions privilégient les parcours de vie.
Un refus assumé face aux Le Pen
À 83 ans, Michel Drucker revient sur une constante de sa longue carrière télévisuelle : l’absence de la famille Le Pen sur ses plateaux. L’animateur, qui a reçu de très nombreuses personnalités publiques, assume cette limite dans l’entretien accordé à En Raphäl.

Sa formule est directe : il dit avoir « peur des extrêmes ». Le refus ne vise donc pas seulement une personne, mais une famille politique qu’il associe à l’extrême droite et qu’il n’a pas voulu intégrer à l’univers de ses émissions.
Ce choix, selon le récit qu’il en fait, n’est pas une posture récente. Il le présente comme une ligne maintenue au fil des années, malgré les critiques qui ont pu accompagner l’absence de Jean-Marie Le Pen ou de Marine Le Pen dans ses programmes.
Une mémoire familiale au cœur de sa position
Pour expliquer ce refus, Michel Drucker revient d’abord sur ses origines. Il rappelle que sa famille venait de Bucovine, une région aujourd’hui située en Ukraine, et que ses parents, Abraham Drucker et Lola Schafler, ont été naturalisés français en 1937.

L’animateur rattache cette naturalisation à la France du Front populaire. Dans l’entretien, il résume ce lien par une formule personnelle : sans la « gauche de Blum en 37 », dit-il en substance, il ne serait pas Français.

