La présomption d’innocence crée un risque judiciaire
Le point sensible de l’affaire est juridique. D’après Marie France, le restaurateur pourrait passer de victime à personne visée par une action judiciaire, en raison de la diffusion publique de l’identité et du visage d’un homme non condamné.

Le Tribunal du Net, cité par Marie France, rappelle que « La diffusion publique de l’image et de l’identité d’une personne non condamnée se heurte à la présomption d’innocence et au droit à la vie privée ». Cette formulation renvoie à deux protections distinctes : la présomption d’innocence et le droit à l’image.
L’article 9-1 du Code civil prévoit que chacun a droit au respect de la présomption d’innocence. En pratique, désigner publiquement une personne comme coupable avant un jugement peut donc exposer l’auteur de ces propos à une procédure.
Selon Marie France, Yannick Pitton affirme avoir déposé plainte dès la découverte des faits et transmis les images aux gendarmes de Lectoure. L’enquête judiciaire est donc désormais censée suivre son cours.
Ce que dit la règle
En droit français, une personne soupçonnée ne peut pas être présentée publiquement comme coupable avant une condamnation. La présomption d’innocence et le droit à l’image peuvent entrer en jeu lorsqu’une identité ou un visage sont diffusés sur les réseaux sociaux.
La suite dépendra d’abord de l’enquête ouverte après la plainte et de l’exploitation des images transmises aux gendarmes. Deux questions restent ouvertes à ce stade : l’identification officielle du suspect par les enquêteurs et l’éventuelle réaction judiciaire de la personne publiquement mise en cause.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

