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10 septembre 2026
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Mort au travail chez Lustucru : un jeune ouvrier happé par un laminoir lors du nettoyage

La consignation des machines : une obligation légale

En France, le Code du travail impose aux employeurs de mettre en place des procédures de consignation avant toute opération de nettoyage ou de maintenance sur des machines industrielles. Ce dispositif vise à neutraliser toute source d’énergie susceptible de provoquer un démarrage accidentel. Son non-respect constitue une faute grave susceptible d’engager la responsabilité pénale de l’employeur.

Le nettoyage des machines, une phase parmi les plus meurtrières en industrie

L’accident de Saint-Genis-Laval n’est pas un cas isolé dans le secteur industriel. Les opérations de nettoyage des machines sont statistiquement parmi les plus accidentogènes : elles supposent une intervention à proximité directe des organes mécaniques, dans des conditions où la vigilance peut être réduite par la répétitivité des tâches ou la fatigue, notamment en horaires de nuit.

Le nettoyage des machines, une phase parmi les plus meurtrières en industrie
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Ces phases exigent l’application de procédures strictes de consignation et déconsignation — autrement dit, la mise hors tension et le verrouillage physique des machines pour empêcher toute activation intempestive pendant l’intervention d’un opérateur. Tout manquement à ce protocole peut avoir des conséquences fatales.

Les chiffres nationaux témoignent de l’ampleur du problème : en 2024, 764 salariés sont morts dans un accident du travail en France, dans le cadre du régime général. En intégrant les accidents de trajet et les maladies professionnelles, ce sont environ 1 300 décès liés au travail qui sont recensés chaque année, soit deux à trois morts par jour. L’industrie demeure l’un des secteurs les plus exposés.

764
C’est le nombre de salariés morts dans un accident du travail en France en 2024, selon le régime général — soit deux à trois décès par jour ouvré.

Le décès de ce jeune ouvrier à Saint-Genis-Laval rappelle avec brutalité que les accidents du travail restent une réalité meurtrière dans l’industrie française. L’enquête menée conjointement par la gendarmerie, l’Inspection du travail et le parquet de Lyon devra déterminer si les procédures de sécurité obligatoires ont bien été respectées — et, si ce n’est pas le cas, établir les responsabilités. Pour les 150 salariés du site placés en chômage technique, l’attente est aussi celle d’un retour au travail dans des conditions qui garantissent enfin leur sécurité.

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