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26 juillet 2026
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Mort de Nahel : le policier jugé pour violences mortelles et non pour meurtre, la justice écarte l’intention de tuer

La Défense Du Policier Réclame Un Non-Lieu Total

L’arrêt de la cour d’appel ne satisfait pas pleinement la défense de Florian M., qui y voit une demi-mesure insuffisante. Laurent-Franck Liénard, son avocat, reconnaît certes que l’absence d’intention homicide a été établie : « S’agissant de mon client, la cour a décidé qu’il n’y avait pas d’intention d’homicide, c’est-à-dire qu’il n’a pas essayé de tuer Monsieur Nahel Merzouk ». Mais cette reconnaissance ne représente qu’une victoire partielle à ses yeux.

Le conseil du policier adopte une posture offensive en dénonçant le maintien des poursuites malgré la requalification. « La cour n’a pas eu le courage de prononcer le non-lieu qu’elle devait prononcer puisque nous sommes dans un cas d’application stricte du droit et mon client n’a fait qu’appliquer la loi », affirme-t-il avec véhémence. Cette argumentation repose sur l’idée que le tir s’inscrivait dans le cadre légal d’usage de l’arme face à une menace, rendant toute poursuite injustifiée selon la défense.

Maître Liénard ne s’arrête pas à ce constat. Il annonce un pourvoi en cassation, manifestant sa détermination à obtenir l’abandon total des charges contre le fonctionnaire. Cette stratégie révèle une volonté de transformer la requalification en tremplin vers une relaxe complète, alimentant inévitablement la colère de la partie civile.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Indignation De La Famille Et La Dimension Politique

La requalification du tir provoque une réaction diamétralement opposée du côté de la partie civile. Maître Frank Berton, avocat de Mounia Merzouk, qualifie sans détour la décision de « scandaleuse et honteuse ». Pour la mère de Nahel, cette issue judiciaire s’apparente à une trahison : « Je peux vous dire que la mère de Nahel est scandalisée, tous ses comités de soutien le sont aussi : jusqu’à présent ils ont fait confiance à la justice, et la chambre de l’instruction de Versailles confisque le débat qui devait se tenir devant une cour d’assises », dénonce l’avocat.

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