
Selon l’accusation, Ethan vivait au domicile de ses grands-parents à Garden City, dans le nord du Pays de Galles. C’est dans ce foyer que les violences auraient été commises, tandis que sa mère, Shannon Ives, se trouvait à l’étage au moment des faits.
Les grands-parents sont aujourd’hui sur le banc des accusés pour avoir, selon le parquet, battu l’enfant à mort. Ils nient l’ensemble des accusations portées contre eux. Le procès, décrit comme long et éprouvant, est en cours.
Un enfant déjà signalé: ‘gravement maigre et couvert d’ecchymoses’
Ce qui rend ce drame particulièrement glaçant, c’est que la situation d’Ethan était connue des autorités. Selon les informations rapportées lors du procès, l’enfant avait été inscrit au registre de protection de l’enfance seulement un mois avant sa mort.

Les assistants sociaux avaient alors décrit un enfant «gravement maigre et couvert d’ecchymoses». Ces signaux, pourtant explicites, n’ont pas suffi à le mettre à l’abri du danger dans lequel il se trouvait.
Le suivi par les services sociaux et la réalité vécue par Ethan au quotidien posent aujourd’hui des questions sur l’efficacité des dispositifs de protection de l’enfance et sur les délais d’intervention lorsqu’un enfant est identifié comme vulnérable.
La protection de l’enfance au Royaume-Uni
Au Pays de Galles comme en Angleterre, les services sociaux peuvent inscrire un enfant sur un registre de protection lorsqu’ils estiment qu’il est exposé à un risque de maltraitance ou de négligence. Cette inscription est censée déclencher un suivi renforcé et des visites régulières au domicile. Malgré ce dispositif, des drames continuent de survenir, alimentant régulièrement le débat sur les moyens alloués aux services de protection de l’enfance.
Un ‘séjour extrêmement pénible’: ce qu’affirme l’accusation
Lors des audiences, la juge Caroline Rees a rappelé la position du parquet sans ambiguïté: «L’accusation affirme que le séjour d’Ethan au domicile des premier et deuxième accusés a été extrêmement pénible et qu’il a été pris pour cible par les accusés, victime de maltraitance et de négligence.»

L’accusation décrit une vie quotidienne marquée par la violence pour ce tout jeune enfant. Les audiences ont également mis en lumière la question de la responsabilité de chacun des adultes présents dans ce foyer.
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