« C’est la vie des Parisiennes et des Parisiens pendant les six prochaines années qui est en jeu. Nous devons réussir l’alternance ! », poursuit-elle. Un message aux antipodes de celui reçu par la candidate de Reconquête. Là où Knafo essuie un refus catégorique, Bournazel bénéficie d’un accueil favorable. La différence de traitement révèle la tactique de Dati : rassembler la droite républicaine et le centre, tout en maintenant un cordon sanitaire strict avec l’extrême droite.
Les proches de la candidate LR le confirment en coulisses : l’option Knafo n’est « pas envisagée à ce stade ». Traduction : elle ne le sera jamais. En misant sur Bournazel plutôt que sur les 10,40% de Knafo, Rachida Dati fait le pari d’une coalition crédible auprès des électeurs modérés. Un calcul arithmétique qui pourrait s’avérer décisif face à Emmanuel Grégoire, largement en tête avec 37,98%. Reste à savoir si cette alliance centriste suffira à combler l’écart considérable qui la sépare du favori socialiste.
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