📌 Nadia Farès : vie, carrière et mort brutale d’une actrice discrète
Posted 27 avril 2026 by: Admin
Nadia Farès est décédée le 17 avril 2026 à l’âge de 57 ans, emportée par un incident cardiaque survenu lors d’une session de natation dans une piscine parisienne. L’actrice franco-marocaine, révélée au grand public par Les Rivières pourpres en 2000, laisse derrière elle une carrière marquante et une vie personnelle jalousement préservée. Quelques mois seulement avant sa disparition, elle avait confié avoir retrouvé l’amour.
En bref
- —Retrouvée inconsciente dans une piscine parisienne le 11 avril
- —Décédée six jours plus tard après un coma artificiel
- —Une nouvelle histoire d’amour débutée quelques mois avant sa mort
Une mort soudaine après un incident cardiaque en piscine
Le 11 avril 2026, vers midi, Nadia Farès effectue ses habituelles longueurs au complexe sportif Blanche, rue Blanche dans le 9e arrondissement de Paris. Selon les témoins présents dans le bassin, l’actrice nageait avec des palmes et une planche lorsqu’elle retire subitement son équipement et plonge vers le fond de la piscine. Elle y reste immobile entre trois et quatre minutes.

Les nageurs présents interviennent immédiatement pour la remonter à la surface et lui prodiguer les premiers secours avant l’arrivée des équipes du SAMU. Nadia Farès est transportée en urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, admise en réanimation. Les médecins décident de la placer dans un coma artificiel afin de tenter de stabiliser son état.
Elle ne se réveille pas. L’actrice décède le 17 avril 2026, des suites d’un incident cardiaque. Des fragilités médicales, longtemps tenues confidentielles, éclairent rétrospectivement la brutalité du drame : Nadia Farès avait confié en 2026 à Gala avoir subi en 2007 une opération du cerveau pour traiter un anévrisme qu’elle décrivait elle-même comme «une bombe à retardement», suivie de plusieurs interventions cardiaques au fil des années.
Une santé fragilisée depuis 2007
Nadia Farès avait confié début 2026 à Gala avoir subi une opération du cerveau en 2007 pour traiter un anévrisme qu’elle décrivait comme «une bombe à retardement». Plusieurs interventions cardiaques avaient suivi au cours des années suivantes. Ces fragilités médicales, longtemps tenues confidentielles, éclairent rétrospectivement les circonstances de sa mort brutale à 57 ans.
Une carrière discrète mais marquante, consacrée par Les Rivières pourpres
Nadia Farès est née le 20 décembre 1968 à Marrakech, d’un père marocain et d’une mère arménienne. Sa famille s’installe à Nice avant qu’elle ne rejoigne Paris pour embrasser une carrière d’actrice. Ses premiers pas à l’écran remontent à 1992 avec le film Les Copines de ma femme, suivis dès 1993 de rôles dans des séries télévisées populaires telles que Navarro.

C’est l’an 2000 qui marque le véritable tournant de sa carrière. Le film Les Rivières pourpres, réalisé par Mathieu Kassovitz et porté par Jean Reno et Vincent Cassel, lui offre un rôle remarqué et une visibilité nationale. Grand succès public, le long-métrage ouvre à l’actrice les portes d’une carrière internationale.
Elle confirme cette trajectoire deux ans plus tard avec Nid de guêpes (2002), aux côtés de Samy Naceri et Benoît Magimel. Attachée à la qualité de ses engagements plutôt qu’à la quantité, Nadia Farès a toujours privilégié une filmographie sélective, se forgeant une image d’actrice exigeante, loin de la surexposition médiatique.
Vingt ans avec Steve Chasman, puis l’amour retrouvé dans la discrétion
Parallèlement à sa carrière, Nadia Farès avait construit une vie de famille loin des projecteurs. Elle avait partagé plus de vingt ans de vie commune avec Steve Chasman, père de ses deux filles Shana et Cylia. Le couple s’était rencontré en Normandie — un «véritable coup de foudre», racontait-elle à Gala — avant de s’installer à Los Angeles, dans le quartier prisé de Pacific Palisades. «Un conte de fées», résumait-elle avec émotion.

La séparation, survenue il y a environ quatre ans, s’était faite dans la sérénité. «Il y a quatre ans, mon mari et moi avons décidé de nous séparer, mais nous sommes restés en bons termes», confiait-elle dans ce même entretien. Une rupture à l’amiable qui témoignait d’une maturité que l’actrice revendiquait volontiers, affirmant s’être «assagie» avec le temps.
En janvier 2026, dans un entretien accordé à Gala, Nadia Farès avait levé un coin du voile sur sa vie sentimentale. Sans révéler l’identité de cet homme, elle précisait simplement : «J’ai rencontré quelqu’un. Il n’est pas Français.» Une confidence rare et mesurée. «Pour le moment, on apprend à se découvrir», ajoutait-elle avec sérénité, traduisant une envie de vivre cette nouvelle histoire loin du tumulte médiatique.
Le cinéma français en deuil : hommages et obsèques à Paris
La disparition de Nadia Farès a provoqué une vague d’émotion dans le monde du cinéma. Les obsèques, célébrées le 24 avril 2026 à Paris, ont réuni de nombreuses figures du septième art : le réalisateur Claude Lelouch, les actrices Josiane Balasko et Elsa Zylberstein, le cinéaste et acteur Guillaume Canet ainsi que Jean Dujardin étaient présents pour lui rendre un dernier hommage.

Joy Hallyday a également exprimé sa peine, rejoignant un concert de témoignages venus de l’ensemble du milieu artistique français. Guillaume Canet a notamment confié que Nadia Farès avait secrètement influencé plusieurs de ses films, soulignant l’empreinte discrète mais réelle qu’elle avait laissée dans l’industrie bien au-delà de ses propres apparitions à l’écran.
Du côté institutionnel, Catherine Pégard, ministre de la Culture, a publié un communiqué officiel pour saluer la mémoire de l’actrice franco-marocaine. Un hommage de la République à une artiste qui, par sa retenue et son talent, avait su se faire une place durable dans le paysage cinématographique français.
La mort de Nadia Farès laisse un vide dans le cinéma français. Actrice accomplie, mère de deux filles, femme discrète qui avait traversé les épreuves médicales et sentimentales avec une remarquable sérénité, elle disparaît au moment même où elle semblait avoir retrouvé un nouvel équilibre. Ses proches — et en premier lieu ses filles Shana et Cylia — gardent le souvenir d’une femme qui, jusqu’au bout, avait choisi de vivre sur ses propres termes, loin des caméras.










