Ringo : du succès yéyé aux restaurants parisiens
Guy Bayle, né le 11 mai 1947 à Toulouse, adopte le pseudonyme de Ringo pour lancer sa carrière musicale. Il s’impose dans les années 1970 avec le titre Elle, je ne veux qu’elle, avant de connaître son plus grand succès en 1973 avec Les Gondoles à Venise, interprété en duo avec Sheila.

La même année, Ringo épouse Sheila le 13 février 1973. De cette union naît un fils, Ludovic Chancel, le 7 avril 1975. Le couple divorce en 1979, rupture qui entraîne également une séparation avec le producteur Claude Carrère et fragilise considérablement la carrière du chanteur.
Sa trajectoire musicale s’achève aux alentours de 1983, avec un dernier disque publié sous le label Delphine. Sans retrouver le succès des années Sheila, Ringo se tourne alors vers la restauration. Il ouvre le City Rock Café à Paris en 1985, puis prend les rênes de l’établissement de spectacle Le Wiz — ancienne salle du Bobino — avant de le revendre au journaliste Philippe Bouvard.
Il tente ensuite une nouvelle aventure à Toulouse avec l’ouverture de Jim Mc Mahon’s en 2000. Le restaurant ferme dès l’année suivante à la suite de la catastrophe de l’usine AZF en septembre 2001, qui dévaste le tissu économique et social de la ville.
Une rancœur distillée à l’antenne, devant des millions de téléspectateurs
Nagui n’a pas attendu un plateau d’interview pour exprimer son opinion sur Ringo. À plusieurs reprises dans N’oubliez pas les paroles, il a glissé des commentaires acérés dès que le nom de l’ancien chanteur surgissait dans les archives musicales du jeu.

Dans un épisode mémorable, après avoir proposé aux candidats plusieurs titres dont Les Gondoles à Venise, Nagui lâche sans retenue : « Je rappelle que Ringo Starr, de tous les Ringo, était le meilleur — celui de Sheila était le plus naze. » Il va jusqu’à le désigner comme « l’autre idiot », référence directe au titre de la chanson présentée.
Ces saillies répétées, à l’antenne d’une émission de prime time suivie par des millions de téléspectateurs, témoignent d’une blessure qui n’a pas cicatrisé. Entre l’humiliation subie à la porte du City Rock Café et les piques distillées des années plus tard, Nagui entretient une forme de mémoire publique de cet épisode — sans ostentation, mais sans effacement non plus.
L’anecdote racontée par Nagui sur le plateau d’On n’est pas couché en 2015 n’a rien perdu de sa résonance. Elle illustre une réalité que beaucoup de personnalités issues de l’immigration ont connue avant d’accéder à la notoriété : le racisme ordinaire, formulé sans pudeur, dans des espaces du quotidien. Si Ringo n’a jamais répondu publiquement à ces révélations, Nagui, lui, en a fait une partie de son histoire — sans s’y enfermer, mais sans l’effacer non plus. Un témoignage qui, à mesure qu’il ressurgit, continue d’interroger sur la persistance des préjugés dans la société française.
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