
Installée à table, elle commande un plat, une demi-bouteille de vin, puis un autre plat. L’addition atteint finalement 71,40 euros, un montant relevé dans la procédure pour un seul couvert.
Les serveurs craignent alors un départ sans paiement, ce que l’on appelle couramment un “resto basket”. Lorsque la cliente explique vouloir sortir fumer une cigarette, ils l’empêchent de quitter l’établissement avant règlement.
Cocaïne sur la table et violences contre les employés
La situation bascule lorsque la cliente refuse de payer et retourne s’asseoir. D’après le rappel de la procédure à l’audience, elle aurait alors étalé de la poudre blanche sur la table avant de la respirer.

La présidente rapporte que les employés l’avaient décrite comme “bizarre” dès son arrivée. Elle aurait aussi mimé des gestes sexuels, selon les éléments cités devant le tribunal.
Lorsque la porte est fermée pour l’empêcher de partir, l’échange dégénère en violences. La cliente est accusée d’avoir mordu un employé, griffé, donné des coups de pied et porté un coup de tête en arrière.
Les salariés finissent par la maîtriser au sol avant l’arrivée des policiers. Lors de la fouille, un pochon contenant de la poudre blanche est découvert dans son porte-monnaie.
Pour comprendre
L’affaire a été jugée au tribunal de Narbonne le 2 juin 2026, près de dix mois après les faits. Elle mêle plusieurs volets pénaux : filouterie, violences, ivresse et usage de stupéfiants, dans un contexte où la question des soins liés aux addictions a été évoquée à l’audience.
À la barre, des aveux et un casier déjà chargé
Le 2 juin 2026, la prévenue est conduite depuis sa cellule jusqu’à la barre du tribunal de Narbonne. Âgée de 34 ans, elle apparaît penaude et mal à l’aise, selon le récit d’audience.
Articles suggérés
Retraites: ce que les pistes d’Édouard Philippe coûteraient concrètement
Candidat officiel à l'élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe a placé l'équilibre du système de retraites au cœur de son programme, qu'il qualifie de…

