Son casier judiciaire pèse dans les débats. Il comporte dix mentions depuis 2011, notamment pour vols, violences, usage de stupéfiants, refus d’obtempérer, défaut de permis, outrages et rébellion.
La défense conteste, le tribunal condamne
Le ministère public requiert six mois de prison ferme et une interdiction de contact avec les victimes. À l’audience, il insiste sur la répétition des condamnations et sur la nécessité d’un cadre de soins plus strict face aux addictions.

L’avocate de la défense, Me Inès Fuster, conteste plusieurs points. Elle demande notamment la nullité du test de stupéfiants, en raison d’un matériel dont la date de péremption indiquait mai 2025, et plaide pour une solution de type travail d’intérêt général.
La défense souligne aussi que la détention se passerait mal et que la note du restaurant a été payée depuis. Elle réfute par ailleurs l’ivresse, selon elle non démontrée, ainsi que la récidive des violences retenue par le ministère public.
Le tribunal rejette finalement l’exception de nullité et condamne la prévenue à quatre mois de prison avec aménagement de peine. Elle doit aussi payer 254 euros de frais de procédure et une contravention de 100 euros. Les intérêts des parties civiles, liés à une éventuelle indemnisation, sont renvoyés.
Au-delà du caractère spectaculaire des faits, l’audience a surtout retenu l’accumulation des violences, le passé judiciaire de la prévenue et la question de sa prise en charge. Condamnée à quatre mois de prison avec aménagement de peine, la trentenaire reste détenue dans le cadre d’une autre peine qu’elle purge jusqu’en septembre.
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