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24 août 2026
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Nathalie Saint-Cricq : LFI et la Grande Mosquée de Paris saisissent l’Arcom après ses propos sur le « vote musulman » et l’antisémitisme

Mercredi 3 décembre, un échange en apparence banal sur Franceinfo…

Image d'illustration © TopTenPlay
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Une Déclaration Télévisée Qui Déclenche L’Indignation

Mercredi 3 décembre, un échange en apparence banal sur Franceinfo a suffi à embraser le débat public. Face à Alexis Corbière, député de Seine-Saint-Denis, Nathalie Saint-Cricq l’interrogeait sur les accusations récurrentes d’antisémitisme visant certains membres de La France insoumise. Le parlementaire commençait par rappeler la gravité du sujet : « L’antisémitisme est chose sérieuse et il existe bel et bien dans la société française ». C’est alors que la journaliste politique a lâché cette phrase qui allait déclencher la polémique : « _La quête du vote musulman aussi_ ».

Cette association entre accusations d’antisémitisme et stratégie électorale supposée envers l’électorat musulman a immédiatement fait réagir le député. La formulation, laconique mais lourde de sous-entendus, suggérait un lien direct entre complaisance présumée envers l’antisémitisme et recherche de suffrages au sein d’une communauté spécifique. Un amalgame que Corbière n’a pas laissé passer, interpellant aussitôt la journaliste sur le sens de ses mots.

L’échange, capté par les caméras du service public, s’est rapidement propagé sur les réseaux sociaux. En quelques heures, la séquence circulait largement, déclenchant une vague d’indignation qui allait rapidement dépasser le cadre du simple débat télévisé pour prendre une dimension politique et institutionnelle. La controverse venait de s’installer durablement.

Image d'illustration © TopTenPlay
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La Riposte Politique D’Alexis Corbière Et De LFI

La réaction du député ne s’est pas fait attendre. « _Je trouve cela intolérable_ », a-t-il lancé avec fermeté, refusant catégoriquement l’amalgame sous-jacent. Pour Corbière, la phrase de Saint-Cricq véhiculait une double stigmatisation : d’une part, elle suggérait que LFI instrumentaliserait l’antisémitisme à des fins électorales ; d’autre part, elle réduisait les électeurs musulmans à un groupe supposément sensible à de tels discours discriminatoires.

« _Les musulmans n’ont pas besoin qu’on leur tienne des propos antisémites pour qu’ils votent pour quelqu’un_ », a martelé le parlementaire. Une mise au point sans équivoque, visant à déconstruire ce qu’il percevait comme une vision réductrice et dangereuse. En sous-entendant qu’un électorat pourrait être séduit par des positions antisémites, la journaliste franchissait selon lui une ligne rouge, essentialisant des millions de citoyens autour d’une prétendue adhésion à la haine.

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