À Nice, un homme de 27 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire après le viol d’une femme de 90 ans à son domicile du boulevard de la Madeleine. Les faits remontent à la nuit du 23 janvier 2026. Le procureur de la République Damien Martinelli a confirmé la qualification criminelle de viol sur personne vulnérable.
En bref
- —Une femme de 90 ans violée à son domicile niçois en janvier 2026
- —Le suspect de 27 ans niait les faits malgré les preuves matérielles
- —Il était sous obligation de quitter le territoire français
Une intrusion nocturne dans l’appartement d’une nonagénaire
Les faits se sont déroulés dans la nuit du vendredi 23 janvier 2026, entre quatre et cinq heures du matin. L’agresseur a forcé l’entrée de l’appartement de la victime, situé boulevard de la Madeleine à Nice.

Selon les éléments de l’enquête, l’homme, en état d’ivresse avancé, a imposé plusieurs actes de pénétration avec violence à la nonagénaire. Malgré le choc, cette dernière a réussi à alerter les secours, qui l’ont transportée à l’hôpital pour des soins immédiats.
Les examens médicaux ont révélé des blessures aux mains, aux bras et aux jambes. L’incapacité totale de travail a été fixée à cinq jours.
Un suspect identifié grâce au témoignage de la victime et aux relevés techniques
Les enquêteurs ont rapidement recueilli le témoignage de la victime, qui a permis d’orienter les recherches. Le suspect a été identifié comme occupant illégalement un appartement voisin du sien dans le même immeuble.

Des constatations techniques ont été menées à la fois dans l’appartement de la victime et dans le logement squatté par le suspect. Ces investigations ont permis, selon le parquet, de recueillir des éléments matériels renforçant les soupçons à son encontre.
Lors de son arrestation, les forces de l’ordre ont relevé un taux d’alcool de 0,86 mg par litre d’air expiré. Les analyses ont également mis en évidence une consommation récente de cannabis et de cocaïne.
Un suspect sans antécédents judiciaires mais sous OQTF depuis le 11 janvier
L’homme, né en 1997 en Tunisie et âgé de 27 ans au moment des faits, n’était pas connu des services judiciaires français. Il faisait néanmoins l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcée le 11 janvier 2026, soit moins de deux semaines avant les faits.

Malgré les éléments matériels recueillis et les déclarations de la victime, le suspect a nié les faits de viol lors de sa garde à vue. Le parquet de Nice a toutefois retenu la qualification criminelle de viol sur personne vulnérable, confirmée par le procureur Damien Martinelli.
Le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. Cette décision vise, selon le parquet, à éviter tout risque de fuite et à garantir le bon déroulement de la procédure.
Qu’est-ce qu’une OQTF ?
Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) est une décision administrative notifiée à un étranger en situation irrégulière ou dont le titre de séjour a été refusé ou retiré. Elle lui impose de quitter le pays dans un délai fixé, généralement 30 jours. Son non-respect peut entraîner une mesure d’éloignement forcé.
La procédure confiée à un juge d’instruction, la victime sous suivi psychologique
Le dossier a été transmis à un juge d’instruction, sous l’autorité duquel de nouvelles auditions et expertises complémentaires sont prévues pour établir les circonstances précises de l’agression.

La nonagénaire bénéficie actuellement d’un suivi médical et psychologique. Les associations d’aide aux victimes insistent sur la nécessité d’un accompagnement psychologique et social durable pour les personnes âgées victimes de violences.
L’affaire a provoqué une vive émotion à Nice et relancé les interrogations sur la protection des personnes âgées vivant seules, plusieurs habitants exprimant leur colère et leur tristesse face aux faits.
La procédure judiciaire se poursuit désormais sous la direction d’un juge d’instruction, avec de nouvelles expertises et auditions à venir. La question du respect de l’OQTF prononcée dès le 11 janvier 2026 pourrait être examinée dans le cadre de l’instruction. La date d’un éventuel procès en assises n’est pas encore connue.


