Face au tollé, la vidéo a finalement été retirée. Un responsable de la Maison Blanche a attribué la publication à « l’erreur d’un collaborateur ». Donald Trump, pour sa part, a refusé catégoriquement de présenter des excuses : « Je n’ai pas commis d’erreur », a-t-il déclaré.
« Ma famille, c’est une ligne rouge »
C’est sur ce sujet qu’Obama se montre le plus direct dans l’entretien au New Yorker. Habituellement soucieux de distinguer la critique politique légitime des attaques personnelles, il fixe ici une limite sans ambiguïté : sa famille est intouchable.

« Je suis toujours offensé quand ma femme et mes filles sont mêlées à ce genre de choses, parce qu’elles n’ont pas choisi ça. C’est une limite que même les gens dont je rejette profondément les opinions devraient respecter », déclare-t-il avec une sécheresse inhabituelle.
L’ancien président souligne ainsi une distinction fondamentale : il accepte d’être lui-même une cible politique, y compris dans des termes virulents. Ce qu’il refuse, c’est que son épouse et ses filles — qui n’ont pas sollicité de mandat ni pris d’engagement partisan — soient instrumentalisées pour l’atteindre.
L’interview au New Yorker marque une étape dans la manière dont Barack Obama gère sa relation publique avec Donald Trump. En admettant les tensions conjugales que son engagement provoque, il humanise une situation que beaucoup imaginaient parfaitement maîtrisée. En fixant une ligne rouge autour de sa famille, il adresse un message clair au président en exercice. Ce qui est moins certain, c’est si ce message sera entendu : Donald Trump a jusqu’ici montré peu d’inclination à se conformer aux normes non écrites qui ont longtemps régi les rapports entre anciens et actuels locataires de la Maison Blanche.
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