La ville de Fleurance, dans le Gers, a rendu un dernier hommage à Lyhanna, 11 ans, ce vendredi 12 juin au cimetière communal. Des proches et de très nombreux anonymes se sont réunis à 14h30 pour une cérémonie marquée par la poésie, avant une inhumation dans la stricte intimité familiale.
En bref
- —Obsèques célébrées le 12 juin à Fleurance, devant de nombreux anonymes
- —Une chanson composée spécialement pour Lyhanna a ouvert la cérémonie
- —Le meurtrier présumé, Jérôme Barella, 41 ans, est en détention provisoire
Une chanson composée pour elle ouvre la cérémonie
C’est sur les notes de Lyhanna, tu es mon étoile qui brille que les obsèques se sont ouvertes. Ce titre a été composé par Magali Castanié, une habitante de Saint-Ismier, en Isère, qui avait déjà proposé la chanson lors de la marche blanche organisée le dimanche 7 juin.

« Comme beaucoup de gens, j’ai été bouleversée par ce drame », a témoigné Magali Castanié dans les colonnes de La Dépêche du Midi. Les paroles qu’elle a écrites disent : « Lorsque le ciel s’illumine le soir, nous savons que tu vis dans notre mémoire. Lyhanna, ton étoile brille encore, éternelle lumière, précieux trésor. Même si nos cœurs pleurent ton départ, ton amour restera notre phare. »
C’est précisément au moment de la diffusion de ce titre que le cercueil bleu de la petite Lyhanna est arrivé au cimetière, rendant l’instant d’autant plus bouleversant pour l’assemblée réunie.
Le maire rappelle qu’on dit adieu « à une enfant de 11 ans et demi »
Après la chanson, Grégory Bobbato, maire de Fleurance, a pris la parole. Il a tenu à préciser qu’il ne venait pas dire « au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi ».

La maîtresse de cérémonie a ensuite dressé le portrait de Lyhanna : une enfant décrite comme « joyeuse », « coquette », une « pipelette » dotée d’un « instinct de protection envers ceux qu’elle aimait ».
Ces mots ont résonné devant une assemblée composée à la fois des proches de la famille et de très nombreux anonymes venus spontanément rendre hommage à la petite fille dont le visage avait mobilisé toute la France ces dernières semaines.
La disparition de Lyhanna
Lyhanna, 11 ans, avait disparu le 29 mai à la sortie de son collège de Fleurance, dans le Gers. Retrouvée morte six jours plus tard à Puycasquier, sa disparition avait suscité une mobilisation nationale, dont une marche blanche réunissant des centaines de personnes le 7 juin.
Cinq colombes et des ballons blancs pour un dernier adieu
La cérémonie publique s’est conclue par un lâcher de ballons blancs et la libération de cinq colombes, toujours accompagnés de musique. Ces symboles d’adieu ont clôturé l’hommage collectif avant que l’assemblée soit invitée à quitter les lieux.

L’ensemble des anonymes présents a en effet été appelé à partir, afin que l’inhumation se déroule dans la stricte intimité familiale, à l’écart des regards extérieurs.
Le meurtrier présumé, déjà visé par 6 procédures, en détention provisoire
Lyhanna avait disparu à la sortie de son collège de Fleurance le 29 mai. Son corps a été retrouvé le 4 juin à Puycasquier, dans le Gers, six jours après sa disparition.

Le meurtrier présumé, Jérôme Barella, 41 ans, père de l’une des amies de la victime, a été mis en examen et placé en détention provisoire. Selon les informations disponibles, l’homme était déjà visé par 6 procédures pour viols et agressions sexuelles sur mineures au moment des faits.
La justice suit désormais son cours : Jérôme Barella reste en détention provisoire depuis sa mise en examen. Les six procédures antérieures pour viols et agressions sexuelles sur mineures qui le visaient déjà soulèvent des questions sur les mécanismes de signalement et de suivi judiciaire, que les enquêteurs et magistrats auront à examiner dans le cadre de l’instruction.


