
À ce stade de développement, les chances de survie sont extrêmement faibles. « Un spécialiste nous a dit que le taux de survie pour une grossesse unique née à 22 semaines était vraiment faible », se souvient Tom, le père des deux enfants. La famille s’était préparée au pire : « Nous ne savions pas s’ils allaient naître en vie », confie Cat Gomez.
Dès les premières secondes, Oliver est pris en charge dans des conditions d’urgence. Il est transporté en soins intensifs placé dans un sac en plastique, dispositif médical destiné à maintenir sa température corporelle et son taux d’humidité, conditions indispensables à la survie d’un nouveau-né aussi fragile.
Le deuil du jumeau Joseph, en parallèle du combat d’Oliver
Si Oliver s’accroche à la vie, son frère jumeau Joseph, qui pesait 450 grammes à la naissance, ne survit pas. Il décède quatre jours après sa naissance des suites d’une hémorragie cérébrale, laissant ses parents dans un état de douleur et d’espoir mêlés.

Cat Gomez décrit avec une franchise poignante la complexité de ces émotions contradictoires : « C’est difficile d’être heureux pour les progrès que l’un des jumeaux fait, mais aussi triste pour ceux que l’autre jumeau ne pourra jamais faire. » Chaque avancée d’Oliver est ainsi vécue dans l’ombre du deuil de Joseph.
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