
Le dossier scolaire présenté dans l’article semblait pourtant solide : une moyenne générale annoncée de 16/20 au baccalauréat, une mention Très bien, 16 en géopolitique, 18 en sciences économiques et sociales, ainsi que de très bons résultats aux épreuves anticipées de français.
Parmi les refus cités figurent Sciences Po Paris et Sciences Po Bordeaux. Le lycéen n’a pas non plus été admissible au concours commun de plusieurs IEP, ce qui l’a empêché d’accéder aux oraux et de défendre directement sa motivation.
Sciences Po, un objectif préparé de longue date
Selon l’article, intégrer Sciences Po était un objectif ancien pour Esteban. Il est décrit comme un élève investi, avec un parcours scolaire régulier et plusieurs engagements en dehors des cours.

Depuis la 6e, il aurait été délégué de classe. En terminale, il était aussi écodélégué, suivait l’option « droit et enjeux du monde contemporain » et aidait chaque semaine des élèves de CE2 à faire leurs devoirs.
L’article mentionne également sa pratique du piano dans un groupe de musique et un trajet d’environ 50 minutes pour rejoindre son lycée. Autant d’éléments destinés à montrer un profil assidu, engagé et polyvalent.
La déception a donc été brutale. Esteban confie à Sud Ouest : « Je me levais tous les matins en me disant que mon but dans la vie était d’entrer à Sciences Po ». Sa mère résume l’incompréhension familiale par une question : « Où est la méritocratie ? »
Des critères plus complexes que la moyenne
Le cas d’Esteban rappelle que Parcoursup ne se limite pas à une comparaison simple des moyennes générales. Pour les formations très demandées, les dossiers sont examinés selon des critères propres à chaque établissement : résultats, spécialités suivies, appréciations, cohérence du projet et parfois épreuves de sélection.

Dans le cas de Sciences Po Bordeaux, l’article indique que l’établissement a mis en avant son mode de calcul de la note d’admissibilité. Les résultats sont pondérés, notamment par un indicateur mesurant l’écart entre les notes du candidat et celles de sa classe.
Articles suggérés
Dotation, chauffeur, cabinet: ce que coûte vraiment un ex-président français
En France, les anciens présidents de la République ne perçoivent pas une retraite classique mais une dotation à vie fixée par une loi datant…

