Patrick Bruel se retrouve au cœur d’une vive contestation politique et militante avant le lancement de sa tournée. Visé par plusieurs enquêtes qu’il conteste, le chanteur fait face à des appels au retrait venus d’élus locaux, d’artistes et de collectifs féministes.
En bref
- —Quatre enquêtes pour viols en France.
- —Des maires demandent le retrait.
- —Trois concerts annulés au Québec.
Une tournée fragilisée par les accusations
La polémique intervient alors que Patrick Bruel doit lancer sa tournée Alors regarde 35. Selon les éléments rapportés par la source et des médias complémentaires, le chanteur est visé par quatre enquêtes pour viols en France et par une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle.

À ce stade, Patrick Bruel conteste les accusations. La source rappelle qu’il a affirmé sur ses réseaux : « Je continuerai de faire mon métier ». Cette position place désormais sa tournée au centre d’un débat public où se croisent justice, responsabilité des programmateurs et pression politique.
La contestation ne porte donc pas seulement sur les faits visés par les enquêtes, mais aussi sur l’opportunité de maintenir des concerts dans ce contexte. C’est ce point précis qui a déclenché les prises de position d’élus et de personnalités publiques.
Les élus locaux appellent au retrait
Plusieurs responsables politiques locaux ont demandé à Patrick Bruel de suspendre ou d’annuler sa tournée. Emmanuel Grégoire a notamment estimé sur France 2 que le chanteur devrait « mettre entre parenthèses sa carrière », ajoutant : « Je pense qu’effectivement il devrait se retirer ».

À Marseille, Benoît Payan a invoqué la « gravité des accusations portées » et le respect dû à la parole des victimes pour réclamer une déprogrammation. À Brest, Stéphane Roudaut a jugé que l’artiste devrait « sans délai » se mettre en retrait, avec cette formule rapportée par la source : « Ce que la loi n’impose pas, la dignité l’exige ».
D’autres villes sont citées dans le mouvement, dont Nancy, Lille et Saint-Étienne. À Saint-Étienne, Régis Juanico a demandé à Patrick Bruel de faire « le choix de la raison » en annulant sa tournée, afin de laisser la justice travailler dans un climat plus serein.
Le gouvernement rappelle l’État de droit
Face à la multiplication des appels au retrait, Aurore Bergé a appelé à tenir ensemble deux principes. Interrogée sur RTL, elle a déclaré : « La première chose, c’est qu’il faut respecter la parole des victimes. Et la deuxième, c’est qu’il faut respecter la présomption d’innocence ».

La ministre a résumé cette ligne par une formule : « Ça s’appelle l’État de droit ». Cette prise de position ne tranche pas la question de l’opportunité morale ou politique des concerts, mais elle rappelle que les accusations ne valent pas condamnation.
Le débat se joue donc sur deux plans distincts. D’un côté, des élus et collectifs demandent un retrait au nom du respect de la parole des plaignantes. De l’autre, le gouvernement insiste sur la nécessité de préserver la présomption d’innocence tant que la justice n’a pas statué.
Pour comprendre
Les appels au retrait ne constituent pas une décision judiciaire. Ils s’inscrivent dans un débat récurrent sur la place des artistes mis en cause dans des affaires de violences sexuelles, entre soutien aux plaignantes, pression du public et respect de la présomption d’innocence.
Annulations au Québec et pression militante
La contestation a déjà eu des conséquences concrètes hors de France. Trois concerts prévus au Québec les 3, 4 et 5 décembre 2026 ont été annulés par l’organisateur Gestev, selon les médias consultés. Ces annulations ont renforcé la pression sur les dates françaises.


