Patrick Bruel a été mis en examen mercredi 10 juin à Nanterre pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel, selon Voici. Après 48 heures de garde à vue, le chanteur a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, malgré une demande de détention provisoire du parquet.
En bref
- —Patrick Bruel nie les accusations
- —Le parquet demandait la détention
- —Il reste libre sous contrôle
48 heures de garde à vue avant la mise en examen
Selon Voici, la journée du mercredi 10 juin a été décisive pour Patrick Bruel. Le chanteur de 67 ans a été présenté à quatre juges d’instruction après 48 heures de garde à vue.

Le parquet de Nanterre avait requis l’ouverture d’une information judiciaire et sa mise en examen « pour des faits de viols, tentatives de viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel concernant 9 victimes, commis entre 2010 et 2019 », selon la citation rapportée par Voici.
D’après le même média, l’artiste a nié les accusations pendant son audition. Voici indique qu’il a présenté des éléments pour défendre sa version, notamment des témoignages et des messages.
Quatre affaires citées, entre 2008 et 2019
Selon Voici, qui cite BFMTV, la mise en examen porte sur quatre affaires distinctes. Elles concernent des faits présumés qualifiés de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.

Le média énumère « un viol à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) en 2008, une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, une affaire d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019 et un dossier de harcèlement sexuel à Ajaccio, en Corse, en 2019 », selon BFMTV cité par Voici.
Voici précise aussi que Patrick Bruel a été placé sous le statut de témoin assisté pour d’autres affaires. Ce statut ne correspond pas à une mise en examen, mais il maintient la personne dans la procédure judiciaire.
Le juge n’a pas retenu un risque d’évasion
Le parquet de Nanterre demandait un placement en détention provisoire, selon Voici. Le juge des libertés et de la détention a finalement choisi une remise en liberté sous contrôle judiciaire.

D’après Franceinfo cité par Voici, le juge a estimé que la sérénité de l’enquête était préservée. Le média rapporte qu’il n’a pas retenu, par exemple, de « danger d’évasion, de destruction de preuves ou d’intimidation des témoins ».
La détention provisoire reste une mesure encadrée par la justice. Dans ce type de procédure, un avocat pénaliste peut contester les demandes du parquet et défendre des garanties de représentation, mais Voici ne détaille pas les arguments exacts retenus lors de l’audience.
Selon BFMTV cité par Voici, un proche de Patrick Bruel avait évoqué l’hypothèse d’un passage en prison comme « une humiliation ». Cette citation est rapportée par le média, sans identification publique de cette personne.
Ce que signifie le contrôle judiciaire
Le contrôle judiciaire permet à une personne mise en examen de rester libre tout en respectant des obligations fixées par la justice. Dans ce dossier, selon Voici, ces obligations concernent les déplacements, les contacts avec les victimes présumées et le suivi psychologique.
Passeport remis et caution de 500 000 euros
La liberté accordée à Patrick Bruel s’accompagne de conditions strictes. Selon Voici, il a l’interdiction de quitter le territoire français et a dû remettre son passeport au greffe.

Le chanteur n’a pas non plus le droit d’entrer en contact avec les victimes présumées et leur famille, ni de se rendre à leur domicile. Voici ajoute qu’il lui est interdit de fréquenter un salon de massage, une obligation reliée par le média à une plainte déposée en 2019 par une masseuse pour agression sexuelle et harcèlement sexuel.
Le contrôle judiciaire comprend aussi, selon Voici, une obligation de justifier de soins psychologiques. Le média indique enfin qu’une caution de 500 000 euros doit être fournie.
Ces obligations permettent à la justice de maintenir un cadre contraignant sans incarcération immédiate. Leur respect sera l’un des points surveillés pendant la suite de l’information judiciaire.
L’information judiciaire doit désormais se poursuivre sous l’autorité des juges d’instruction. Les prochaines étapes dépendront notamment des auditions, des vérifications des éléments versés au dossier et du respect du contrôle judiciaire. À ce stade, la source ne mentionne pas de date pour une prochaine audience.


