
D’après l’Associated Press, l’enquête judiciaire porte notamment sur des faits présumés qui auraient eu lieu entre 2008 et 2019, en France, en Belgique et en Suisse. L’agence cite le parquet de Nanterre, qui évoque notamment une accusation de viol en 2008 à Neuilly-sur-Seine et une tentative de viol présumée en 2010 à Bruxelles.
Les avocats de Patrick Bruel affirment qu’il nie les accusations, selon l’Associated Press. Le chanteur a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter la France, obligation de remettre son passeport, suivi psychologique et caution de 500 000 euros, d’après la même source.
À ce stade de la procédure, Patrick Bruel reste présumé innocent. Le dossier relève désormais de la justice d’instruction, qui devra examiner les plaintes, les témoignages et les éléments versés au dossier.
À Neuilly, des voisins défendent encore le chanteur de 67 ans
Depuis la mise en examen, l’affaire s’est invitée dans les conversations à Neuilly-sur-Seine, rapporte Voici en reprenant Le Parisien. Dans ce quartier où Patrick Bruel possède un grand appartement, les réactions des habitants interrogés sont loin d’être uniformes.

Une résidente de 68 ans citée par Voici replace les accusations dans une époque qu’elle décrit comme différente. « Il faudrait remettre les choses dans leur contexte, celui de la liberté qu’on avait à l’époque », déclare-t-elle, avant d’ajouter : « Moi, je soutiens Patrick à 100 % ».
La même habitante distingue, selon Voici, « le vrai viol, le viol malsain » d’une « façon lourde de draguer » qu’elle attribue au chanteur. Ces propos illustrent une ligne de défense sociale, exprimée dans le voisinage, mais ils ne préjugent en rien de l’appréciation des faits par les magistrats.
Une autre riveraine, septuagénaire, dit trouver la situation « horrible » si les faits ne sont pas établis. Selon Voici, elle va jusqu’à parler d’« une nouvelle affaire Dreyfus », une comparaison qui montre la violence des perceptions autour du dossier.
« On a essayé de le piéger » : l’argent devient un argument local
Parmi les témoignages rapportés par Voici, celui d’Ella, employée de maison philippine dont le prénom a été modifié, résume une idée qui circule chez certains habitants du quartier. « Ils ont aussi dit que c’est un homme riche et qu’on a essayé de le piéger parce qu’il avait de l’argent », affirme-t-elle au sujet de ses employeurs.
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