À son retour au bureau, elle pensait retrouver un environnement de travail ordinaire. C’est une tout autre réalité qui l’attendait, selon le récit qu’elle a partagé et que YourTango a relayé.
«Je ne devrais pas payer pour que vous restiez chez vous»: les reproches d’une collègue de 64 ans
Dès son retour, une collègue âgée de 64 ans a commencé à l’interroger sur les avantages perçus pendant son absence: avait-elle été rémunérée? De combien? D’où venait cet argent? Des questions répétées qui ont rapidement pris un tour hostile.

Lorsque la jeune mère a expliqué le fonctionnement du dispositif d’État, la réaction de sa collègue a été sans ambiguïté. «Elle m’a dit qu’elle ne devrait pas avoir à payer pour que je reste à la maison à ne rien faire pendant qu’elle travaille», a-t-elle rapporté. La sexagénaire a également fait valoir qu’elle n’avait pas bénéficié des mêmes droits lorsqu’elle avait eu ses propres enfants, vingt ans plus tôt.
Face à ces reproches, la jeune mère a tenté de garder son calme. «C’est malheureux, mais les temps ont changé et de nouvelles lois ont été mises en place pour les jeunes parents», lui a-t-elle répondu. Mais sa collègue a persisté, estimant que «le gouvernement ne devrait pas payer des gens pour rester à la maison». La jeune femme a alors rappelé qu’elle s’occupait de son nouveau-né à plein temps. «Je ne suis l’ennemie de personne parce que j’ai eu un bébé», a-t-elle ajouté.
Le congé parental aux États-Unis, une exception mondiale
Les États-Unis sont l’un des rares pays développés à ne pas garantir de congé maternité payé au niveau fédéral. Certains États, comme le New Jersey, ont mis en place leurs propres dispositifs d’indemnisation. La durée et les conditions varient fortement selon l’État et l’employeur, ce qui crée des situations très inégales entre salariées.
Des remarques qui avaient commencé pendant la grossesse, un signalement aux RH
Ce conflit ne surgissait pas de nulle part. Selon la jeune mère, cette même collègue avait déjà tenu des remarques désobligeantes pendant la grossesse, bien avant le départ en congé. Le retour au bureau n’a fait qu’amplifier une hostilité déjà installée.

Se sentant «dégoûtée» par cette attitude, elle a d’abord choisi de changer de bureau pour mettre de la distance. Mais la situation pesait. «Je ne veux pas créer davantage de drame, mais je me sens vraiment irrespectée», a-t-elle écrit dans son témoignage.
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