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17 septembre 2026
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Permis de conduire par le CPF : les salariés exclus dès 2026, seuls les demandeurs d’emploi conservent l’aide

Le gouvernement vient de trancher : à partir de 2026,…

Image d'illustration © TopTenPlay
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Le CPF Ne Financera Plus Le Permis Pour Les Actifs : Une Restriction Majeure Annoncée

Le gouvernement vient de trancher : à partir de 2026, le permis de conduire ne pourra plus être financé par le compte personnel de formation (CPF), sauf pour les demandeurs d’emploi. Cette décision, votée au Sénat en décembre et maintenue dans le volet dépenses du budget 2026, marque un tournant radical pour les 1,5 million de candidats qui passent chaque année leur permis B.

L’ampleur du changement se mesure aux chiffres : en 2023, le permis B représentait 23% des formations financées par CPF, devenant ainsi la formation la plus plébiscitée via ce dispositif. Près d’un quart des candidats utilisaient ce financement mutualisé pour couvrir le coût moyen d’une formation oscillant entre 1500 et 2000 euros. Depuis son ouverture au permis en 2019, le CPF avait permis à des centaines de milliers d’actifs d’accéder à cette qualification indispensable sans puiser dans leur épargne personnelle.

Autre coup porté aux jeunes en formation : l’aide de 500 euros destinée aux apprentis qui passent leur permis sera également supprimée. Cette double restriction redessine profondément le paysage du financement de la mobilité professionnelle, reléguant désormais cette dépense aux seuls ménages et aux demandeurs d’emploi. Pour les auto-écoles, l’enjeu est capital : un flux financier massif risque de se tarir brutalement.

Image d'illustration © TopTenPlay
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La Justification Gouvernementale : Priorité Aux Bilans De Compétences

Face à cette restriction qui touche des centaines de milliers d’actifs, le gouvernement avance une logique de réorientation stratégique. Le sénateur Renaissance Xavier Iacovelli, porteur de cet amendement voté en décembre, assume pleinement : il ne s’agit pas de faire des économies budgétaires, mais de rediriger les fonds vers les bilans de compétences et les reconversions professionnelles. « L’objet de cet amendement est de conserver le bilan de compétences comme action éligible au financement du CPF », indiquait-il, jugeant leur rôle « primordial » pour faciliter les transitions de carrière.

L’argumentaire repose sur un constat chiffré : depuis 2019, le nombre de permis délivrés chaque année demeure stable, autour d’un million, sans corrélation observable entre l’ouverture du CPF et une progression du volume global. Selon le sénateur, le dispositif a simplement « substitué un financement mutualisé à une dépense auparavant supportée par les ménages », mobilisant près de 300 millions d’euros par an.

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