Pourtant, certains signaux auraient pu alerter. Il lui arrive de réclamer de l’argent ou d’attendre des cadeaux à chaque venue. Elle les interprète comme des détails anodins et poursuit la relation, convaincue de la réciprocité des sentiments. Un premier engagement coutumier est conclu, avant que le couple n’officialise son union devant les autorités locales. Le mariage civil est célébré le 30 août 2013 à Mbour, ville côtière du Sénégal.
Saly, capitale du tourisme sentimental
La station balnéaire de Saly, sur la Petite Côte sénégalaise, concentre depuis des décennies un phénomène documenté par des chercheurs : des hommes locaux, surnommés « antiquaires » ou « topp tubaab », y cultivent des relations affectives avec des touristes occidentales. Ces rencontres ne débouchent pas toutes sur des arnaques, mais le différentiel économique et l’isolement affectif de certaines voyageuses créent un terrain propice aux abus. Des sociologues parlent de « tourisme sentimental » pour désigner ces relations durables qui dissimulent parfois une véritable stratégie de captation financière.
L’arrivée en France : dès le premier soir, le masque tombe
En janvier 2014, son mari la rejoint en France. Dès le premier soir, une remarque trahit le changement de ton : « Tu n’as pas d’écran plat ? » Cette phrase, anodine en apparence, marque le début d’un glissement progressif.

En quelques mois, l’homme attentionné du Sénégal disparaît. Il multiplie les exigences, impose des règles, réclame de l’argent pour sortir. Il la réveille en pleine nuit pour lui demander de cuisiner ou de lui remettre des espèces. Le couple cesse bientôt de partager la même chambre.
Elle tente néanmoins de stabiliser leur vie commune, allant jusqu’à lui trouver un emploi. Les tensions persistent. Face à une cohabitation devenue invivable, elle prend la décision de divorcer en 2015 — persuadée que la procédure sera rapide. Elle ne mesure pas encore ce qui l’attend.
Un divorce transformé en étau : 700 € par mois et un appartement à vendre
La procédure de divorce s’engage, mais s’enlise rapidement. Fin 2016, un juge aux affaires familiales rend une décision qui aggrave encore sa situation : elle est condamnée à verser à son mari 700 euros par mois, et ce jusqu’à la finalisation du divorce.

Cette obligation financière pèse lourdement sur son quotidien. Contrainte de vendre son appartement, elle doit simultanément continuer à rembourser son crédit immobilier. La double pression financière la place dans une situation critique.
Articles suggérés
Le plan à 120 milliards d’Éric Ciotti: ce qui disparaîtrait
Fin août 2026, Éric Ciotti va mettre fin à la distribution gratuite de fournitures scolaires à Nice, privant quelque 22 000 élèves du primaire…

