Alexandre Eyriès relève la force des mots: dire que « la situation m’oblige » ou qu’on est appelé donne « un côté vocationnel ou symbolique » qui justifie la candidature. Il y voit aussi « un côté grandeur d’âme », des candidatures sans arrière-pensée de carrière politique professionnelle.
107 parrainages en deux mois: 10.000 coups de fil pour Gaspard Koenig
Le chemin est semé d’obstacles. Pour obtenir 107 parrainages en deux mois, l’équipe de Gaspard Koenig avait passé 10.000 coups de fil. Sur 32.000 maires, explique-t-il, 10.000 donnent automatiquement leur signature à des candidats de partis.
« C’est difficile mais c’est normal, ça évite que le premier gars qui buzz arrive à se présenter », décrit-il.
L’aventure a aussi un coût. « C’est quand même une entreprise très lourde, quelque chose qu’on fait plutôt à son détriment », avertit Gaspard Koenig.
Gaspard Koenig se dit aujourd’hui « persuadé que le changement se fait par le travail des imaginaires et des opinions » et pense avoir « plus d’impact qu’en grattant une voix quelque part ». Il garde malgré tout le souvenir d’une expérience « riche, agréable, humainement parlant. »

