
La sauce est d’un rouge profond, presque orangé là où les tomates ont fondu avec les poivrons. Le poulet a cette teinte acajou qu’on n’obtient qu’avec une bonne saisie à sec, sans précipitation. Quand on soulève le couvercle, il monte un parfum de piment d’Espelette légèrement fumé, mêlé à l’ail confit et au thym qui s’est dissous dans la sauce. Les poivrons sont devenus des lanières soyeuses, quasi transparentes, fondues dans le jus de tomate.
Pourquoi vous allez adorer cette recette
Les ingrédients en détail

Les ingrédients du poulet basquaise : simples, colorés, parfumés — tout ce qu’il faut pour un grand classique du terroir.
- Cuisses de poulet : Les blancs sèchent trop vite dans une cuisson longue. Les cuisses ont assez de collagène pour rester juteuses après 35 minutes de mijotage. Si possible, prenez-les avec os et peau — la peau croustille à la saisie et tient bien à la chaleur.
- Poivrons rouge et vert : Le rouge est doux et sucré, le vert légèrement amer. L’association des deux crée un équilibre naturel. Évitez les gros poivrons aqueux — choisissez des petits, fermes, bien charnus sous les doigts.
- Piment d’Espelette : L’ingrédient signature. Pas très piquant, plutôt fruité et légèrement fumé — rien à voir avec un piment ordinaire. On en trouve en grande surface dans une petite boîte rouge et blanche. Sans ça, un mélange paprika fumé et pincée de cayenne donne quelque chose d’approchant.
- Tomates fraîches : Hors saison, une boîte de tomates concassées de qualité (Mutti ou Cirio) sera franchement meilleure qu’une tomate pâle achetée en janvier. En plein été, des tomates de plein champ bien rouges, molles sous les doigts — là, ça vaut la peine de les peler.
- Huile d’olive : Pas besoin d’une huile d’exception — une huile fruitée courante fait très bien l’affaire ici, puisqu’elle sert à saisir à feu assez vif. Gardez votre bonne bouteille pour la finition ou la salade.
Saisissez le poulet jusqu’à entendre le crépitement
Sortez les cuisses du réfrigérateur au moins 20 minutes avant. Une viande froide dans une poêle chaude, ça cuit en surface sans jamais vraiment saisir à cœur. Chauffez la cocotte à feu moyen-vif avec l’huile d’olive, attendez qu’elle frémisse légèrement, puis posez les cuisses côté peau. Vous devez entendre un sifflement net — pas un murmure, un vrai crépitement. Laissez-les sans les toucher 4 à 5 minutes, jusqu’à ce que la peau soit d’un doré caramel clair, presque rousse sur les bords. Retournez, 3 minutes de l’autre côté, puis réservez. Cette étape n’est pas optionnelle : les sucs collés au fond de la cocotte, c’est toute la base de votre sauce.
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