
Le site Psychologies.com décrit ce profil comme quelqu’un qui «se rend utile, en donnant de son temps, en rendant des services, en étant à l’écoute». Vu de l’extérieur, c’est admirable. Vécu de l’intérieur, c’est une autre histoire.
Car selon la même étude du MIT, quand vous faites preuve de générosité, la plupart des gens ne se disent pas «je vais lui rendre la pareille», mais plutôt «il est du genre à aider, il aidera encore». Votre don ne génère pas un échange : il devient une habitude que les autres intègrent comme allant de soi.
Ce que les chercheurs savent du don déséquilibré
La psychologie du don fait l’objet de travaux croissants depuis une vingtaine d’années. Les chercheurs distinguent la générosité ponctuelle de ce qu’ils appellent le «surdon», un schéma répété où une personne donne systématiquement plus qu’elle ne reçoit. Ce déséquilibre est associé à des profils présentant une forte empathie et une identité morale très construite, selon les études citées par Psychologies.com et Cerveau & Psycho.
Le « dilemme du bienfaiteur » : une étude sur 2 800 personnes le confirme
Donner autant révèle une forte intelligence émotionnelle : repérer vite ce dont l’autre a besoin, désamorcer les tensions, maintenir le lien. Les chercheurs Arthur Gautier et Sylvain Caruana, cités par Usbek & Rica, rappellent que le don répond à des besoins profonds de «recherche de sens, contrôle sur son environnement, affiliation à un groupe».
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