Au fil des échanges, les noms des candidats potentiels ont commencé à défiler. L’animateur s’est montré peu enthousiaste à l’égard des figures habituelles, laissant paraître une lassitude vis-à-vis d’une offre politique qu’il juge essoufflée avant même d’avoir dévoilé son candidat de cœur.
Édouard Philippe, Gabriel Attal… et puis Lisnard
Face aux noms les plus cités à droite — Édouard Philippe et Gabriel Attal — Patrick Sébastien a laissé tomber une phrase lapidaire : « Ça fait un moment qu’ils y sont. » Un jugement sommaire qui résume son sentiment que ces profils incarnent une continuité politique, et non la rupture qu’il appelle de ses vœux.

C’est alors qu’un autre nom a émergé, d’abord avec prudence, puis avec une conviction croissante. Celui de David Lisnard, maire de Cannes, figure moins médiatisée que ses concurrents mais qui retient l’attention de l’animateur pour des raisons précises : sa proximité supposée avec les préoccupations concrètes des citoyens, son ancrage dans la réalité du terrain et sa lutte déclarée contre les lourdeurs administratives.
La formule finale a concentré l’essentiel de sa pensée : « Si la droite était intelligente, il y aurait peut-être un truc, l’homme en tout cas me semble intègre. » Sans constituer un soutien officiel, la déclaration dépasse largement le simple compliment et prend une résonance particulière à dix-huit mois du scrutin.
Qui est David Lisnard ?
Maire de Cannes depuis 2014 et ancien président de l’Association des maires de France, David Lisnard est une figure de la droite locale reconnue pour son opposition constante aux normes administratives. Longtemps membre des Républicains, il a fondé le mouvement Nouvelle Énergie pour porter une ligne libérale-souverainiste indépendante avant d’officialiser sa candidature présidentielle fin mars 2026.
David Lisnard, le maire de Cannes qui veut « libérer la France »
Ce que Patrick Sébastien a perçu de loin, David Lisnard l’a formalisé en programme politique. Le 31 mars 2026, le maire de Cannes a officialisé sa candidature à la présidentielle sur le plateau du 20 heures de France 2, annonçant simultanément son départ des Républicains. La rupture est franche : il reproche au parti de ne pas avoir « levé ses ambiguïtés vis-à-vis de la macronie », notamment en maintenant des ministres LR au gouvernement.

Sa candidature est portée par le mouvement Nouvelle Énergie, qu’il définit comme libéral et souverainiste. L’axe central de son programme est la lutte radicale contre la bureaucratie : suppression de la moitié des agences d’État, instauration d’un « spoil system » pour responsabiliser les hauts fonctionnaires, réforme structurelle profonde plutôt que simplification à la marge. Une vidéo où il broie symboliquement des codes réglementaires a marqué les esprits lors de la présentation de son plan.
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