« À l’heure où la France est confrontée à une exigence de rigueur budgétaire nécessitant des efforts exceptionnels de la part de nos concitoyens », cette réalité budgétaire justifie selon Eric Pauget une participation financière des détenus. La proposition fixe cette contribution à 32 euros quotidiens, soit un quart du coût réel.
Cette logique comptable trouve des échos ailleurs en Europe, où certains pays ont franchi le pas avant la France.

Des Exemples Européens Et Des Soutiens Politiques
Cette logique de participation financière n’a rien d’une expérimentation hasardeuse. Le Danemark et les Pays-Bas appliquent déjà ce principe depuis plusieurs années, démontrant sa faisabilité concrète dans des démocraties européennes comparables à la France. Ces précédents offrent une légitimité supplémentaire à la démarche d’Eric Pauget.
« Comme celui qui casse doit réparer, celui qui dort en prison doit participer à leur entretien, à leur construction et au renforcement de la sécurité des agents pénitentiaires », martèle le député. Une formule qui résume la philosophie du texte et trouve écho auprès de plusieurs formations politiques. Le groupe UDR et le Rassemblement National soutiennent l’initiative, rejoints par Christophe Naegelen, député indépendant.
Ce dernier avait déjà déposé une proposition similaire en mars 2025, établissant un parallèle avec le forfait hospitalier de 20 euros par jour ou les frais supportés par les personnes âgées en Ehpad. Une comparaison qui visait à normaliser l’idée d’une contribution des détenus selon leurs revenus, ressources personnelles ou patrimoine.
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin lui-même a évoqué cette piste lors d’un entretien au 20 heures de TF1, après l’avoir mentionnée dans une lettre adressée à l’administration pénitentiaire. Un appui gouvernemental qui renforce la portée du débat, malgré l’opposition frontale qui se dessine déjà à l’Assemblée.

Une Opposition Qui Se Dessine Et Des Débats À Venir
Malgré ces soutiens, la proposition se heurte à une résistance politique significative. Les députés socialistes rejettent catégoriquement le texte, dénonçant une mesure qu’ils jugent contraire aux principes de réinsertion. Leur opposition frontale annonce des débats parlementaires particulièrement tendus lors de l’examen du projet à l’Assemblée nationale.
Articles suggérés
Retraite en Thaïlande à 1 250 €/mois: le revers du rêve low-cost
Chassé de Majorque par la flambée des prix, Raphael Ruiz a posé ses valises en Thaïlande avec une pension d'environ 1 250 euros par…

