Au cœur de cette stratégie, les femmes de l’entourage des prévenus. Épouses, mères, sœurs — elles ont défilé à la barre pour attester du caractère « exceptionnel » de leurs proches. Gisèle Pélicot les a observées, puis répondu sans détour : « Moi, j’avais le même à la maison. » Une phrase qui dit tout sur l’invisibilité du prédateur ordinaire.
Car c’est précisément cet angle qu’elle choisit d’attaquer : « Le violeur n’est pas celui qu’on rencontre dans un parking, tard le soir. » En une seule formule, elle dynamite des décennies de représentations erronées sur la figure du violeur, renvoyant la responsabilité là où elle appartient.
Face à ces tentatives de déstabilisation, Gisèle Pélicot n’a pas vacillé. Une résistance qui allait se prolonger jusqu’au cœur même du prétoire, notamment lorsque certains accusés ont cru pouvoir clore leur acte par quelques mots d’excuses.

Les Excuses des Accusés Jugées « Inaudibles » : Gisèle Pélicot Refuse la Mascarade
Certains accusés ont cru que quelques mots d’excuses suffiraient à refermer la plaie. Gisèle Pélicot leur a opposé un démenti cinglant.
« Elles sont inaudibles. Car, quand ils s’excusent, ils s’excusent eux-mêmes. » En une seule phrase, elle démonte la logique d’une contrition qui, sous couvert de remords, ne sert qu’à alléger le poids de la condamnation. Pas de réhabilitation possible pour la victime dans ces excuses-là — uniquement une stratégie de défense déguisée en geste moral.
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