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25 octobre 2026
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Procès de Mazan : Gisèle Pélicot répond aux accusations de complicité et revendique que la honte change de camp

En reprenant ainsi le contrôle du récit face aux stratégies de la défense, Gisèle Pélicot prépare le moment le plus attendu du procès : celui où, à quelques mètres de distance, elle va se tourner directement vers l’homme qui a tout orchestré.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

« Tu As Choisi les Bas-Fonds de l’Âme Humaine » : la Confrontation Ultime avec Dominique Pélicot

Ce moment, Gisèle Pélicot s’y était préparée pendant quatre ans. Face à l’homme qui a orchestré dix ans de viols, les mots qu’elle a choisis sont d’une précision chirurgicale.

« Je me suis préparée pendant quatre ans à ce procès. Mais je n’ai toujours pas compris pourquoi. » L’aveu d’une incompréhension qui résiste à tout — au temps, aux révélations, aux aveux de Dominique Pélicot lui-même. Certaines trahisons dépassent l’entendement.

Elle l’interpelle alors directement, les yeux rivés sur lui : « Comment as-tu pu faire entrer des individus dans ma chambre à coucher ? Tu connaissais mon aversion pour l’échangisme. » Puis, avec une intensité déchirante, elle convoque ce que leur vie commune représentait — trois enfants, sept petits-enfants — pour mesurer l’abîme de la trahison.

« Je ne sais pas si ma vie suffira pour arriver à comprendre. » Une phrase qui dit tout sur l’irréparable.

Mais c’est sa conclusion qui frappe comme un verdict moral : « Moi, j’ai toujours essayé de te tirer vers le haut, vers la lumière. Toi, tu as choisi les bas-fonds de l’âme humaine. » En une seule réplique, elle trace la ligne définitive entre deux trajectoires de vie — et s’approprie, sans ostentation, la dignité que dix ans de crimes ont tenté de lui arracher.

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