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24 juin 2026

PSG en finale de Ligue des Champions : Paris bascule dans le chaos, 127 interpellations

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127 interpellations, 23 policiers blessés : la fermeté des autorités
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le préfet a fermement condamné ces débordements et défendu l’action des forces de l’ordre. Il a évoqué la présence de plusieurs milliers de casseurs dans les rues de la capitale, soulignant que ces individus n’avaient rien à voir avec les supporters du PSG. Sur la finale à venir, son message est sans ambiguïté : le même niveau de fermeté sera appliqué.

Ces chiffres, bien qu’inférieurs au bilan enregistré lors de la victoire en Ligue des Champions la saison précédente, restent préoccupants. Ils illustrent la difficulté structurelle à sécuriser de tels événements sans priver les supporters légitimes de leur droit à célébrer.

Un problème qui dure depuis des années

Les nuits de victoires du PSG sont régulièrement émaillées de violences à Paris, au point que les autorités ont par le passé envisagé d’interdire toute manifestation festive publique liée au club. L’ancien préfet de police Bernard Boucault avait ainsi déclaré : « Il n’y aura plus de manifestation festive sur la voie publique pour le PSG. » Cette promesse n’a jamais été pleinement suivie d’effets, faute de solution alternative capable de canaliser l’enthousiasme des supporters sans créer de vide sécuritaire.

Un scénario qui se répète, des supporters épuisés

Cette nuit de chaos ne surgit pas de nulle part. Elle s’inscrit dans un schéma désormais bien établi : chaque grande victoire du PSG est suivie de violences à Paris. Lors de la victoire en finale de la Ligue des Champions la saison précédente, plus de 500 arrestations avaient été recensées à l’échelle nationale.

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Un scénario qui se répète, des supporters épuisés
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le souvenir de la cérémonie de remise d’un trophée au Trocadéro reste dans toutes les mémoires. Ce soir-là, des ultras de la tribune Auteuil avaient lancé des fumigènes sur les stewards du club pendant plusieurs minutes, tandis qu’une banderole « Liberté pour les ultras » était déployée. Les joueurs avaient dû quitter la scène en urgence pour des raisons de sécurité, quelques minutes seulement après avoir soulevé le trophée.

C’est cette frustration que les supporters respectueux expriment depuis des années. « C’est la faute aux ultras, on n’a pas eu le droit à notre fête à cause d’eux », avaient déploré des supporters en quittant l’esplanade ce soir-là. Un sentiment qui résonne encore plus fort aujourd’hui, alors que la finale approche et que la question de l’encadrement des célébrations reste entière.

500+
arrestations avaient été enregistrées à l’échelle nationale lors de la précédente victoire du PSG en Ligue des Champions — soit quatre fois le bilan de la nuit du 6 mai 2026.

À quelques semaines de la finale de la Ligue des Champions, la question de la gestion des célébrations parisiennes est plus urgente que jamais. Laurent Nuñez a prévenu : la même fermeté sera de mise. Mais la répétition de ces incidents appelle une réponse plus structurelle, au-delà des interpellations du lendemain. Pour des milliers de supporters qui n’ont fait que fêter leur équipe dans les rues de Paris, la nuit du 6 mai restera celle où une minorité violente les a, une fois de plus, privés de leur fête.

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