« Alors le facho, ça va ? », lance-t-elle à Hortefeux. La réponse fuse, cinglante : « Ça va, intrigante ». Ce mot de trop, cette insulte sexiste qu’elle traîne depuis des années, fait exploser la ministre. « Là, je me retourne et je lui mets un coup de poing dans la gueule, et il se mange le miroir ! », raconte-t-elle sans détour. Un geste brutal, certes, mais qui illustre à quel point le harcèlement moral qu’elle subissait était devenu insupportable.
Cette altercation n’est pas un simple clash d’ego entre deux politiques. Elle révèle les tensions souterraines au sein de la droite, où Rachida Dati a toujours été perçue comme une électron libre. L’ancienne garde rapprochée de Sarkozy, qu’elle accuse d’avoir orchestré des campagnes de dénigrement à son encontre, n’aurait jamais digéré son ascension fulgurante. Des rivalités qui, aujourd’hui encore, alors qu’elle s’apprête à quitter le gouvernement, continuent de polluer sa trajectoire politique.
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