
L’arbitre salvadorien Iván Barton désigne immédiatement le point de penalty. Les joueurs français contestent la décision, estimant qu’une main de Lamine Yamal précède le contact. La VAR est consultée et confirme le choix initial de l’arbitre.
Mikel Oyarzabal transforme la sanction et offre l’avantage à la Roja. Dans les heures qui suivent, ce geste de Lucas Digne devient l’image symbolique de la rencontre — et le point de départ d’une vague de haine en ligne qui n’a plus rien de sportif.
Sur X, des insultes racistes réduisent Digne à sa couleur de peau
Le débat sportif cède rapidement la place à des attaques racistes explicites sur X. De nombreux comptes associent directement la défaite française au fait que Lucas Digne soit blanc, certains le présentant comme un corps étranger dans une sélection métissée.

Les formulations qui circulent sont sans ambiguïté: «Sale blanc de merde», «Sale fdp t’es le seul blanc de ton équipe et on perd à cause de toi», «Lucas Digne, je ne veux plus un blanc dans l’équipe de France», ou encore «On a mis un Blanc pour faire plaisir aux Français».
Ces messages ne s’attaquent pas au positionnement défensif du latéral gauche d’Aston Villa, ni à son choix tactique au moment du contact. Ils le réduisent uniquement à sa couleur de peau, en faisant le responsable désigné d’une élimination collective.
Le racisme en ligne dans le football, un phénomène récurrent
Les joueurs de football sont régulièrement victimes d’insultes racistes sur les réseaux sociaux après des matchs décisifs. Si ces attaques visent le plus souvent des joueurs noirs ou issus de minorités, le cas Lucas Digne illustre que la haine en ligne peut prendre n’importe quelle cible selon le contexte émotionnel d’une défaite. Les plateformes comme X sont régulièrement critiquées pour leur modération insuffisante face à ce type de contenus.
Julien Odoul dénonce un ‘racisme anti-Blanc’ et interpelle SOS Racisme
Le député Rassemblement national Julien Odoul réagit publiquement sur X face aux insultes visant Lucas Digne. Il s’indigne de ce qu’il décrit comme un «silence radio» autour de ces messages et compare la situation à ce qui se passerait, selon lui, si des joueurs comme Bradley Barcola ou Ousmane Dembélé étaient pris pour cibles.

Pour l’élu, la différence de traitement s’expliquerait par la couleur de peau du défenseur. Julien Odoul évoque explicitement un «racisme anti-Blanc» qui ne susciterait pas, à ses yeux, la même mobilisation médiatique et associative.
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