Le malaise est palpable. D’un côté, le principe républicain d’égalité impose que l’État protège tous ses ressortissants sans distinction. De l’autre, une partie croissante de l’opinion réclame une forme de réciprocité : qui fuit l’impôt français ne devrait pas solliciter les services publics financés par cet impôt. Cette tension illustre une fracture sociale qui traverse désormais tous les débats sur l’effort collectif.
La ligne entre responsabilité individuelle et devoir de protection reste ténue. Si le droit consulaire garantit une assistance, son financement interroge de plus en plus. Les contribuables acceptent difficilement de supporter des coûts pour ceux qui ont délibérément choisi de s’extraire du système fiscal national.
Alors que les tensions au Moyen-Orient finiront par s’apaiser et que les derniers touristes rentreront en France, ce débat, lui, continuera d’alimenter les conversations. Car au fond, il ne s’agit pas vraiment d’un billet d’avion : il s’agit de définir les contours d’un pacte social en pleine redéfinition.
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