Ce tableau, à la fois intime et poignant, révèle une réalité que les vétérinaires de faune sauvage connaissent bien : chez les macaques, le contact physique avec la mère n’est pas un luxe, c’est une condition de développement fondamentale. Sans ce lien, le petit ne peut ni se réguler émotionnellement ni développer les comportements sociaux qui lui seront indispensables.
C’est dans cette impasse que les soigneurs décident de tenter une approche radicalement différente, en introduisant auprès de Punch un objet dont personne n’aurait spontanément imaginé le rôle décisif qu’il allait jouer.

La Peluche DJUNGELSKOG : un Substitut Maternel Inattendu mais Efficace
L’objet en question ? Une peluche orang-outan signée IKEA, référencée sous le nom DJUNGELSKOG. À première vue, rien ne destinait ce jouet grand public à jouer un rôle dans le développement d’un primate sauvage. Pourtant, deux caractéristiques précises vont faire toute la différence.
Sa taille, d’abord : la DJUNGELSKOG reproduit approximativement les proportions d’une femelle adulte, offrant à Punch une masse corporelle cohérente avec ce que son instinct recherche. Son système de scratchs, ensuite, permet au bébé macaque de s’y agripper exactement comme il l’aurait fait sur le pelage de sa mère — un geste réflexe, ancré dans sa biologie, que les tissus et serviettes testés précédemment ne pouvaient tout simplement pas solliciter.
Le résultat dépasse les espérances des soigneurs. Punch câline la peluche, la transporte avec lui, s’y endort dessus. Ces comportements d’attachement, caractéristiques des jeunes macaques en lien avec leur mère, s’expriment désormais pleinement — non plus vers un être vivant, mais vers un objet dont la morphologie a su tromper, positivement, l’instinct du petit primate.
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