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27 juillet 2026
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RER : 200 euros d’amende pour une vidéo sans écouteurs, la SNCF justifie la verbalisation par la lutte contre les incivilités

Cette fermeté ne fait pourtant pas l’unanimité, comme en témoigne la volonté de Lakhdar de contester. Reste que pour les associations d’usagers, la multiplication des sanctions constitue l’unique rempart contre une dégradation progressive du climat dans les transports.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Stratégie De Tolérance Zéro Assumée

Ce positionnement ferme s’inscrit dans une doctrine répressive que François Delétraz revendique pleinement. « Il y a énormément de verbalisations pour incivilité », confirme-t-il, avant d’encourager la SNCF, la RATP et les autorités locales à verbaliser massivement. Loin d’être anecdotique, cette multiplication des sanctions répond à une logique préventive précise.

La théorie défendue par la Fnaut repose sur un mécanisme d’escalade : « La moindre incivilité en entraîne une autre. » Selon cette analyse, tolérer un comportement jugé inapproprié ouvrirait la voie à des infractions plus graves. D’où la nécessité d’intervenir dès la première manifestation de manquement au règlement, aussi mineure puisse-t-elle paraître.

« Il faut contrer toutes les incivilités dès le début », insiste François Delétraz. « C’est le seul moyen pour que les gens n’aient pas un ressenti d’insécurité dans le train ou dans les métros. » L’objectif affiché dépasse la simple question du bruit : il s’agit de restaurer un climat de sérénité en montrant que les règles s’appliquent systématiquement.

Cette approche de tolérance zéro soulève toutefois une interrogation : où se situe la frontière entre répression nécessaire et sévérité excessive ? La contestation de Lakhdar illustre ce débat, tandis que le cadre juridique révèle que les sanctions peuvent aller bien au-delà des 200 euros qui l’ont surpris.

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