📌 Restaurant végan : une gérante refuse de chauffer un plat pour bébé à la viande et déclenche une polémique nationale
Posted 27 janvier 2026 by: Admin

L’Incident Du 31 Décembre : Quand Un Plat Pour Bébé Déclenche Une Crise
Le réveillon du 31 décembre aurait dû être une soirée festive au restaurant végan Il Pangolino de Casale Monferrato, en Italie. Mais une demande apparemment anodine a transformé le dîner en confrontation explosive. Une famille accompagnée d’autres convives a sollicité Alice Giacobone, la gérante, pour chauffer un plat pour bébé contenant de la dinde. Un simple geste de service en apparence, qui s’est heurté à un refus catégorique.
« Ce n’est pas seulement une question éthique, mais aussi hygiénique », tranche Alice Giacobone selon le Corriere della Sera. Deux arguments fondent sa position : les normes sanitaires interdisent de réchauffer des aliments externes pour éviter toute contamination, et l’introduction de viande dans sa cuisine végan demeure non négociable. La gérante propose une alternative : fournir de l’eau chaude permettant aux parents de réchauffer eux-mêmes le repas sans impliquer la cuisine.
Mais les échanges dégénèrent rapidement. Certains clients l’insultent, la qualifiant de « psychopathe ». La tension monte jusqu’à l’expulsion du couple. « J’ai été insultée et j’ai invité le couple à sortir », confirme Alice Giacobone. La salle se divise alors entre soutiens aux parents et défenseurs de la gérante, transformant le réveillon en théâtre d’une confrontation qui dépassera largement les murs du restaurant.

Deux Versions Irréconciliables : La Bataille Des Récits
Au-delà de l’expulsion, ce sont deux récits radicalement opposés qui s’affrontent. Alice Giacobone justifie son intransigeance par une responsabilité légale incontournable : « Je ne savais pas où ni comment le plat avait été conservé, et si quelque chose n’allait pas, j’aurais été responsable de tout dommage éventuel au bébé ». Pour elle, chauffer un produit externe sans garantie sur sa chaîne du froid représente un risque sanitaire qu’elle refuse d’assumer.
Le père conteste cette version avec fermeté. Selon lui, la demande était limpide : « Nous avions seulement demandé de l’eau chaude pour chauffer le produit, la réaction a été incompréhensible ». Pas question de solliciter les équipements du restaurant, juste un réchauffage au bain-marie effectué par leurs soins. La mère ajoute un détail révélateur : « Nous n’avions jamais rencontré un refus similaire dans d’autres restaurants, même avec des enfants ». Un aveu qui souligne le caractère exceptionnel de la politique d’Il Pangolino.
Les parents admettent toutefois une « simple omission » : ne pas avoir apporté leur propre chauffe-plat. Mais cette concession n’apaise rien. L’incompréhension reste totale, la gérante sortant de la cuisine « en criant » selon les témoins, les parents dénonçant une escalade incompréhensible. Cette dispute privée allait pourtant rapidement franchir les frontières du restaurant pour embraser la toile.

L’Onde De Choc Numérique : Quand La Dispute Devient Virale
Cette guerre des versions ne resta pas confinée aux murs d’Il Pangolino. Dans les jours suivants, une campagne d’avis négatifs déferla sur Google et TripAdvisor, orchestrée par la famille et leurs proches. Les commentaires fustigent l’intransigeance de la gérante, décrivent une ambiance hostile, amplifient l’incident initial. La note du restaurant chute, sa réputation vacille sous les assauts numériques.
Plus surprenant encore : l’acteur Alessandro Girami, simple ami de la famille, se retrouve pris pour cible sur les réseaux sociaux. Des internautes l’accusent de complicité, l’insultent, réclament des excuses. Le problème ? Il n’était même pas présent lors de la dispute. Son seul tort : avoir exprimé publiquement sa solidarité avec le couple. Cette attaque collatérale illustre la spirale incontrôlable des polémiques en ligne, où la proximité affective suffit à devenir coupable.
Alice Giacobone révèle alors un détail crucial : « Un incident similaire s’était déjà produit il y a deux ans ». Ce n’est donc pas un caprice ponctuel, mais une politique constante de l’établissement concernant les aliments extérieurs. Une cohérence qui renforce sa position, mais alimente aussi la colère de ses détracteurs. Pourtant, face à cette déferlante, la gérante reçoit également de nombreux messages de soutien. Des sympathisants s’organisent spontanément pour un déjeuner spécial de solidarité. Le conflit cristallise désormais deux visions irréconciliables du véganisme et de l’hospitalité commerciale.

La Solution Trouvée : Entre Compromis Et Militantisme
Face à cette tempête médiatique, Alice Giacobone choisit la voie du pragmatisme sans renoncer à ses convictions. Sa décision est claire : « Nous allons désormais nous doter de préparations végétales pour bébés, pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise ». Un compromis qui préserve l’identité végane du restaurant tout en anticipant les besoins des familles. Fini les malentendus, terminées les disputes évitables.
Mais la gérante transforme également cette crise en opportunité caritative. Le déjeuner de soutien spontané organisé par ses sympathisants devient un acte militant : dix euros par repas reversés à un refuge pour animaux. « Nous saisirons cette occasion pour contribuer à la cause animale », précise-t-elle. Une manière habile de réaffirmer les valeurs de son établissement tout en fédérant sa communauté autour d’une action concrète.
Les messages de soutien affluent, confirmant qu’une partie significative du public adhère à sa position initiale. L’incident révèle ainsi une société divisée entre ceux qui exigent une flexibilité commerciale absolue et ceux qui défendent le droit d’un établissement à maintenir ses principes éthiques. Alice Giacobone, elle, trace désormais une troisième voie : tenir ses engagements tout en adaptant son offre. Un équilibre fragile qui pourrait inspirer d’autres restaurateurs confrontés à des dilemmes similaires.










