«C’est vrai que sans assurance, on peut se retrouver ruiné, mais je cherche à en souscrire une à un prix abordable, et ainsi je serai plus tranquille si j’ai de nouveau des problèmes pulmonaires», a-t-il confié. Un aveu qui résume à lui seul la fragilité du modèle.
Un million de retraités français déjà à l’étranger, l’Europe et le Maghreb en tête
Le cas de Raphael Ruiz s’inscrit dans un mouvement plus large. Selon l’Assurance retraite, environ un million de bénéficiaires du régime général français résident à l’étranger, soit un peu moins de 7 % de l’ensemble des retraités du régime.

Les destinations privilégiées restent le sud de l’Europe et les pays du Maghreb, le Maroc en tête, devant l’Espagne et le Portugal. La Thaïlande représente donc un choix encore minoritaire, mais qui attire ceux que les prix européens ont définitivement découragés.
La pression immobilière dans des régions comme l’Algarve ou les îles Canaries, alimentée par ces flux d’expatriés, crée un effet de report vers des destinations plus lointaines et moins chères — au prix d’une complexité administrative et sanitaire nettement plus grande.
Raphael Ruiz n’a pas encore résolu la question de sa couverture maladie, qu’il dit chercher à régulariser. Son cas pourrait alimenter les discussions sur l’accompagnement des retraités expatriés hors Union européenne, un sujet sur lequel ni les autorités espagnoles ni les organismes de retraite français n’ont, à ce stade, annoncé de mesures nouvelles.
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