
L’âge d’ouverture des droits progresse désormais d’un trimestre par génération, pour atteindre 59 ans en 2034 pour les agents sédentaires, contre 57 ans auparavant. Pour les conducteurs de train, catégorie dite « active » en raison de la pénibilité reconnue du métier, l’âge minimal passera de 52 à 54 ans selon le même calendrier.
La durée de cotisation est également allongée : elle atteindra 172 trimestres pour les agents nés à partir du 1er janvier 1973, contre 167 dans le cas d’Evelyne. Le régime spécial SNCF n’est pas supprimé, mais ses avantages les plus distinctifs s’érodent progressivement, rapprochant ses règles de celles du droit commun.
Le cas d’Evelyne illustre une réalité en voie de disparition : celle du régime spécial SNCF dans sa forme la plus généreuse, accessible aux cheminots partis avant l’entrée en vigueur de la réforme de 2023. Pour les agents encore en activité, les règles ont changé depuis le 1er janvier 2025 — l’âge de départ recule, les trimestres requis augmentent, et l’écart avec le régime général se réduit génération après génération. Le régime spécial SNCF n’est pas supprimé, mais il est engagé dans une normalisation progressive qui, à l’horizon 2034, en aura profondément modifié les contours.
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